PRIX LITTERAIRES 2007

Une gourmandise
(Prix du Meilleur Livre de litt érature gourmande et Prix Bacchus-BSN.)

Muriel BARBERY

Le plus grand critique culinaire se meurt et son entourage monologue à son sujet. Il n'est pas très aimé le Maître. Dur, hautain, suffisant, infidèle... Lui, de toute façon, n'en a cure, avec ses dernières forces, il cherche à retrouver un goût ancien associé au plus parfait bonheur. Il rappelle à sa mémoire les saveurs les plus exquises connues au cours d'une existence dévouée à son art. Ah! Quel talent elle a, Muriel Barbery, pour traduire en mots l' éphémère perfection d'un plat  - on pense à Colette et à Noëlle Châtelet. Quelle sensualité. Quelle richesse verbale dans l' évocation des saveurs, fumets et fragrances. Un roman de bouche à
dévorer puis à déguster.


L' élégance du hérisson
(Prix du Scribe et Prix des Libraires 2007)

Muriel BARBERY

Madame Michel, fine lettrée aux abords rebutants, soigne la raideur de ses piquants pour se protéger de la curiosité des bourgeois riches, snobs et creux qui peuplent son immeuble. Elle se veut concierge jusqu'à la caricature.
Paloma aussi aime les secrets. A douze ans, intelligente, bien plus encore qu'elle ne le laisse paraître, d'un regard critique, elle décrit son entourage et note ses "pensées profondes" en attendant le jour de son suicide.
Voici deux récits croisés où la causticité de la concierge alterne avec la fraîche impertinence de l'adolescente et qui nous décapent le monde des apparences à la recherche commune de la beaut é éternelle. C'est vif et très drôle.


Instruments des ténèbres
(Goncourt des Lycéens 1996)

Nancy HUSTON

Le roman commence de façon déroutante, la narratrice dit détester les hortensias et ceux
qui les apprécient, puis elle enchaîne avec l'accouchement douloureux d'une jeune bergère du XVIIe siècle. Pour compliquer, la voilà qui se met à causer avec son daimôn une forme de
dédoublement littéraire.
Pas de panique, on s'y retrouve très vite et on prend autant d'intérêt à Nada qui nous dévoile les ronces de sa vie qu'aux jumeaux, enfants de la bergère, bien mal partis dans l'existence, surtout la fille. Tiens donc! Et de l'un à l'autre récit se tissent peu à peu des liens. Un livre sombre, intelligent et attachant.


 
Pitié pour le mal
(Prix des Lycéens 2007)

Bernard TIRTIAUX

Août 1944.
Une colonne allemande mise en déroute et de retour en ses terres, réquisitionne, dans une ferme brabançonne, Gaillard de Graux : un superbe alezan. Toucher au cheval de Mutien (13 ans) et Belot (8 ans), c’est toucher à l’honneur de la famille. C’est la raison pour laquelle le plus grand entraîne le plus jeune à récupérer leur cheval. L’escapade - qui durera 6 semaines – prendra un tour inattendu lorsque les enfants seront amenés à côtoyer de près leurs ennemis.
Dans un style sobre et simple, l’auteur fait appel au pardon, à la pitié et à la vigilance. Cette dernière étant l’affaire de tous : vainqueurs comme vaincus.


 
Eldorado
(Prix littéraire des Lycéens 2007)

Laurent GAUDE

Gardien de la Citadelle Europe, le commandant Piracci navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les embarcations des émigrants clandestins. Mais plusieurs événements viennent ébranler sa foi en sa mission.
Dans le même temps, au Soudan, deux frères (bientôt séparés par le destin) s'apprêtent à entreprendre le dangereux voyage vers l’Europe, le continent de leurs rêves.
Une problèmatique on ne peut plus actuelle.


Lignes de faille
(Prix Fémina 2006)

Nancy HUSTON

Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n’est le sang. Pourtant, de l’arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.
Un roman qui fait l'unanimité !


 
La cité des jarres
(Prix Clé de Verre
du roman noir scandinave)

Arnoldur INDRIDASON

Erlendur : un flic venu du froid, un flic consciencieux qui va jusqu’au bout de sa mission, avec obstination, malgré ses problèmes personnels, malgré sa vie minable de divorcé, malgré ses relations brinquebalantes avec sa fille droguée. Fumant comme un pompier, ses vêtements jamais repassés, il traîne sa dégaine neurasthénique d’un bout à l’autre de l’île, à la recherche des indices qui feront s’assembler les pièces d’un puzzle marécageux.
Un Maigret islandais à rapprocher de Kurt Wallander, l’inspecteur fétiche du suédois Hennig Mankell. Un auteur à découvrir absolument !


 
Les Bienveillantes
(Prix Goncourt 2006 et
prix de l’Académie française 2006)
Jonathan LITTEL

Jonathan Littel nous plonge dans une fresque puissante, il décode les rouages de l'administration nazie et retrace la montée de l'horreur érigée en système idéologique. Il se situe du côté allemand. Cet ouvrage de 900 pages, extrêmement documenté, pose les questions de la responsabilité et de la culpabilité individuelle et collective. Si vous parvenez à la page 125, gageons que vous ne quitterez plus ce récit jusqu’à sa finale convulsive. Attention toutefois, ce roman pourrait heurter certaines sensiblités.


 
L'Ombre du vent
(Prix du Scribe 2005)

Carlos RUIZ ZAFON

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets.