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ROMANS
2008

   
La bâtarde d'Istanbul
Elif de Shafak

« C'est un roman à rebondissements, dialogu é comme une s érie t él é sur fond de "movida" stambouliote. Ses protagonistes sont un groupe de femmes aussi sympathiques que d éjant ées, toujours au bord de la crise de nerfs comme dans un film de Pedro Almodovar... Sur fond de secrets d évoil és et de coups de th éâtre en tout genre, ressurgit la m émoire des massacres de plus d'un million et demi d'Arm éniens de l'Empire ottoman. » Marc Semo, Lib ération
« Quand Elif Shafak est en cuisine et mitonne d'une plume fervente une intrigue bourr ée d'audace, d'humour et de fraternit é, c'est la Turquie moderne qui rencontre son Histoire. Le roman aval é d'une traite, il reste une saveur subtile et pr écieuse. Et l'on regarde Istanbul "comme un grand festin". » Val érie Bouvart, Le Point


   
Elle s'appelait Sarah
Tatiana de ROSNAY

Paris, mai 2002. Charg ée par son patron de couvrir la comm émoration de la rafle du « V él d’Hiv », Julia Jarmond mène son enquête mais se trouve vite confront ée au silence et à la honte du peuple français. L’obstination payant, la journaliste d écouvre avec horreur le destin de dizaines de familles juives d énonc ées, rafl ées et d éport ées vers les camps.
Paris, juillet 1942. La police française fait irruption dans un quartier parisien. Dans un r éflexe de survie, Sarah, 10 ans, enferme à clef son frère dans un placard tout en lui promettant de bien vite venir le rechercher. Mais Sarah et ses parents sont d’abord emmen és au « V él d’Hiv » puis, d éport és en Allemagne. Dans ces endroits terribles où règnent d ésespoir et d ésolation, la petite Sarah ne pense qu’à une seule chose : s’enfuir pour aller d élivrer son petit frère Michel…
A 60 ans d’ écart, celle qui va tout perdre part à la rencontre de celle qui a tout perdu…
L'avis d’une lectrice :
Un roman magnifique et bouleversant que les âmes trop sensibles s’abstiendront de lire.


   
Les lois de la gravit é
Jean TEULE

Cette nuit, le lieutenant Pontoise est de garde. Dans 3 heures, il quittera le commissariat pour s’enfoncer sous sa couette douillette. C’est du moins son projet jusqu’à l’arriv ée d’une dame qui souhaite être arrêt ée pour un crime qu’elle a commis 10 ans plus tôt. En effet, elle a pouss é son mari du 11ème étage et fait passer le meurtre pour un suicide.
Rong ée par le remords et par le temps (son crime expire dans 3 heures), la dame est venue se livrer. Mais Pontoise ne l’entend pas de cette oreille. L’une et l’autre vont alors s’affronter avec une rare violence. Dans ce cas pr écis, il s’avère que la gravit é des lois de l’une est totalement incompatible avec les lois de la gravit é de l’autre.
Jean Teul é est toujours aussi fort en plume. Violent et cynique à souhait, il devrait encore une fois r éjouir ses fans.


   
Je vais bien, ne t'en fais pas
Olivier ADAM

En revenant de vacances, Claire apprend que son frère a quitt é la maison familiale après une querelle avec son père. Depuis, elle vit un peu comme un zombie, son frère, elle l’aimait si profond ément qu’elle ne peut se r ésoudre à son absence. Au moment où elle sombre dans la d éprime et s’installe dans l’anorexie, elle reçoit une lettre : il va bien. Si Claire arrête sa glissade, elle ne peut pourtant retrouver sa vie d’avant. Plutôt que de continuer des études, elle devient caissière, tout lui est devenu tellement égal. D’autres messages lui parviennent, toujours rassurants et laconiques. Pourquoi cette longue disparition ? Et si ces lettres n’ étaient pas …
L’avis d’Elise :
Si vous avez commenc é par voir le film, vous serez assez surpris, le thème est le même, l’essentiel de l’intrigue aussi mais les personnages ne se ressemblent pas vraiment. Int éressant de comparer. Moi, j’ai pr éf ér é le film – même s’il forçait sur la vraisemblance.

 


   
Les yeux jaunes des crocodiles
Katherine PANCOL

Si elle avait ét é princesse, elle aurait pleur é dans la soie comme Soraya. Seulement voilà, Jos éphine est petite, terne et timide. Alors, elle pleure dans la soupe.
« Sans grandeur et sans él égance », elle pleure l’homme qui ne la regarde plus, qui ne l’aime plus, l’homme qu’elle s’apprête à quitter, l’homme qui partira élever des crocodiles avec sa maîtresse à l’autre bout du monde. Elle pleure aussi sur sa vie rat ée.
D’accord, j’en rajoute une couche : elle pleure seulement 3 pages (mais intens ément !). Et pour le reste, c-à-d les 662 pages restantes, Jos éphine se bat pour trouver du beurre à se mettre sous la dent et sur les tartines. Elle souhaite aussi reconqu érir l’estime d’une de ses filles (qui aurait bien besoin d’une ou deux calottes, celle-là). Bref, elle a du pain sur la planche !
Ce qui est super m éga g énial et sensationnel avec ce bouquin, c’est qu’il plaît à tout le monde (enfin presque) : aux cocufi és et aux cocufieurs, aux couples l égaux et aux sans-papiers de l’amour, aux prols et aux bourges, aux crocodiles aux yeux jaunes et même aux infâmes ados en phase palliative grave.


   
La vie en sourdine
David LODGE

Pour Desmond, tout s’est compliqu é depuis que son ouïe s’est affaiblie. Sa vie professionnelle : difficile de donner un cours interactif quand on n’entend plus ses étudiants. Sa vie sociale : comment participer à une conversation qu’entretiennent plus de deux personnes. Sa vie sentimentale aussi : lors d’un vernissage, il s’est montr é trop attentif à une jeune femme qui lui parlait … de quoi ? Il a beau brancher ses oreillettes au maximum – surtout quand il a oubli é de changer les piles – il se sent de plus en plus hors jeu. Il a d’autres soucis, son père vieillit plutôt mal et comme lui aussi est devenu dur de la feuille, au restaurant, cela donne des discussions tonitruantes que peuvent appr écier tous les consommateurs des tables voisines. Bref, la situation ne serait pas drôle si elle n’ était racont ée avec l’humour de David Lodge. « La surdit é est comique, alors que la c écit é est tragique »
L’avis de Monique :
J’ai particulièrement appr éci é la satire des vacances branch ées que l’ épouse de Desmond lui fait subir à Noël, l’inconfort, l’ennui et la malbouffe à prix d’or.


   
Ulysse from Bagdad
Eric-Emmanuel SCHMITT

Ulysse et Saad, deux voyages, deux voyages à rebours. Ulysse voulait obstin ément rejoindre sa patrie, Saad, lui, met en œuvre toutes ses ressources pour s’en éloigner. C’est que Ithaque repr ésentait un but ultime et d ésirable alors que l’Irak, est un endroit à fuir. Dictature de Saddam Hussein, embargo étranglant la population et maintenant la situation inextricable engendr ée par la victoire des Am éricains. Nos deux voyageurs vont traverser les mers, triompher des obstacles mais si l’un se retrouve chez lui, reconnu et aim é, l’autre, connaît progressivement la pr écarit é douloureuse des clandestins. A remarquer que, dans son roman, l’auteur se plaît à mettre Saad en pr ésence de tous les personnages de l’Odyss ée - version moderne.
Nous rencontrons les Lotophages, Circ é, le Cyclope, les Sirènes et même un m élange de Nausicaa et de Calypso.
Si les sujets abord és sont graves, E.E. Schmitt les rend n éanmoins accessibles à tous.


   
Allumer le chat
Barbara CONSTANTINE

En r ésum é : un livre irr ésumable, un roman inracontable qui fait s’entrecroiser le destin de diff érents personnages, tous plus ou moins caboss és par la vie.
Les romans de ce type sont l égions pourtant, celui-là est unique. Il est comme un bol d’air dans une pièce surchauff ée, un arc-en-ciel sur un tableau noir, un pitre dans une assembl ée politique.
« Allumer le chat » ne durera pas le siècle mais vous fera passer un moment des plus plaisants


   
Une promesse
Sorj CHALANDON

Bizarre. Ils viennent à tour de rôle, chacun a sa tâche, ouvrir et fermer les volets, apporter des fleurs, lire des poèmes à voix haute, remonter l'horloge … Et pourtant les habitants de la maison ne les accueillent jamais, même s'ils appr écient leurs attentions. "Ils", ce sont sept amis : le bosco, un ancien marin qui tient le bar du village, Madeleine, Berthevin, un professeur, Ivan, un ancien cheminot, L éo et Paradis. Les occupants si discrets sont Etienne et Fauvette, un vieux couple toujours amoureux.
Les mois ont pass é, une myst érieuse promesse a ét é tenue le plus longtemps possible et maintenant les amis se lassent, avec gêne, ils vont renoncer à leurs visites. Il leur reste encore à apprendre du bosco un él ément ultime.


   
Paradis conjugal
Alice FERNEY

Elsa Platte repasse un film soir après soir. Qu'y voit-elle? Qu'y cherche-t-elle? Elsa est une épouse. Elsa est une mère. Elle qui fut une danseuse a érienne, port ée par la passion  amoureuse, s' éteint dans le temps qui passe, fane son amour et fl étrit son corps. Hier, son mari l'a pr évenue qu'il ne rentrerait pas, exasp ér é par la distance qu'elle a install ée entre eux. Pourtant, Elsa l'attend, l'espère en regardant, une fois de plus ce vieux film qui raconte une histoire d' épouses inquiètes et de maris peut-être infidèles. Elsa r éfl échit aux ann ées qui soudent et d élient. "Paradis conjugal" ou "Chaînes conjugales".  Qu'est-ce que le mariage?  Un entre deux ?


   
L A PORTE DES ENFERS
Laurent GAUDE

Pourquoi ce jour-là ? Pourquoi ont-ils march é sur le trottoir de droite et pas l’autre ? Pourquoi son fils et pas lui ? Pourquoi ?
Tout est all é si vite lors de cette fusillade dans une rue de Naples. Pipo est mort et Matt éo ne comprend pas. Sa femme non plus d’ailleurs. Et le couple, orphelin de sa descendance, à son tour se disloque.
Pour oublier, l’ épouse fait ses valises. Matt éo, lui, parcourt la ville de nuit dans son taxi.
Un jour, dans un caf é, il rencontre un étrange professeur qui lui r évèle que les morts et les vivants peuvent se rejoindre. Alors, fou d’espoir (ou de d ésespoir), Matt éo se rend à la porte des enfers…
Un roman extrêmement fort et t én ébreux, noir comme une âme damn ée. Un roman trop lourd qui, à son corps d éfendant, s’imprime dans le cœur.


   
LES ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES
Jean-Paul DUBOIS

Pendant que Paul Stern flotte un peu dans sa vie et que sa femme est carr ément à la d érive, son père, lui, tient bon la barre. Paul n'est pas un battant, c'est plutôt un contemplatif m élancolique qui, d'un regard r ésign é, observe aussi bien le sommeil artificiel de sa femme que les inattendues extravagances paternelles. Heureusement (?), il a l'occasion de se rendre à Hollywood pour travailloter dans un studio de cin éma. Ce n'est pas cela qui va le secouer : il n'est là que pour faire une figuration française et le monde dans lequel il évolue est plutôt glauque. Son tonus reste à fond de cale jusqu'à ce qu'il rencontre une employ ée de la Paramount, image  parfaite de son épouse il y a trente ans. On devine vite que le choc ne va pas l'arrimer.
Un avis :
Ces personnages ne sont pas des h éros. Ils s' égratignent à la vie sans trop saigner. Pas de lame de fond mais ils ne se noient pas. Ils vivent d’ « accommodements raisonnables »


   
LE FAIT DU PRINCE
Am élie NOTHOMB

Rentr ée litt éraire. Un Am élie Nothomb ? Pas de panique : sur les pr ésentoirs, dès le mois d'août, le roman de cette ann ée, s'il n'est pas le roman de l'ann ée. Sur la couverture paraît notre auteure. Devant quelques tombes, chapeaut ée, le visage blême, les ongles sanglants et le regard extatique, que voit-elle? Une œuvre gothico-kitch de Pierre et Gilles, deux artistes à la mode. La photo n'a rien à voir avec le contenu, on se demande même s'il s'agit bien de notre belge écrivaine. Ceci admir é – ou le contraire, on passe à la lecture. Ce ne sera pas long, 169 pages 1/3 en caractères qui ne fatiguent pas la vue. Comme ce roman peut se rapprocher d'un polar, je ne d évoilerai pas l'intrigue. Sachez seulement que s'y côtoient un macchab ée intempestif, quelques champagnes mill ésim és, un chat paresseux et dodu et une superbe cr éature aux charmes nordiques bien qu'elle soit parisienne. Le narrateur, qui a l'occasion inesp ér ée de changer d'identit é, troque son complet veston contre un peignoir éponge. Dedans, il se sent bien. On verra pour le lecteur.
Un avis :
Quand quelque chose n'a ni queue ni tête, on dit aujourd'hui que c'est surr éaliste. Voilà donc un roman à tendance surr éaliste. Il est aussi p étillant - à cause du champagne.

 


   
Arcadia Hôtel
Jojo MOYES

Celia et sa  sœur adoptive Lottie sont fascin ées par une maison et par leurs habitants. La demeure est superbe et ceux qui y vivent des artistes, ont des manières étonnantes compar ées à la rigidit é de leur éducation. Les deux jeunes filles qui s'y rendent en cachette seront d écouvertes par des passantes scandalis ées. Celia est envoy ée à Londres et rencontre alors l'homme de sa vie. Las, il est au premier regard également celui de Lottie. Confusion et douleur, le fianc é changerait bien de partenaire mais …
Bien des ann ées  plus tard, la propri étaire vend la maison. Une jeune d écoratrice est charg ée des travaux d'am énagement. Ne vous laissez pas troubler, vous allez revenir à la première partie de l'histoire car cette propri étaire est  …


   
Vieux garçon
Bernard CHAPUIS

Garçon? Oui.
Vieux ? Pas vraiment. Paul a seulement dix-sept ans et de vives ardeurs érotiques. Ses amis, du même âge, connaissent d'ailleurs la même fièvre libidineuse. Et c'est bien agr éable de pouvoir disposer pendant quelques jours de l'appartement laiss é libre par la mère et le beau-père de Paul, demi - veuve et demi - mari, puisque nul ne sait où se trouve le père l égitime disparu il y a sept ans. Pourtant, bien plus que de recherches parentales, Paul s'occupe des rondeurs fessières et des t étons tendus. Ces ados très contemporains ont de la sant é et du temp érament. Pour eux, c'est épatant ce Paris au mois d'août !


   
Le libraire de Kaboul
Asne SEIERSTAD

CE LIVRE EST UN TEMOIGNAGE ET NON UN ROMAN
Sultan Khan a beau aimer les livres, il n'en retire pas des leçons d'humanit é ! Ce libraire, plutôt ais é et cultiv é, exerce un pouvoir absolu sur sa famille. Sa mère, ses frères et sœurs, ses deux épouses et ses enfants d épendent de ses d écisions et de ses humeurs et leur existence n'est franchement pas drôle. C'est, par ailleurs, le lot de tout qui n'est pas n é fils aîn é.
Nous sommes à Kaboul, après la d éfaite des Talibans. L'auteur de ce livre, qui est journaliste, a eu la possibilit é de partager quelques mois le quotidien de cette famille et elle nous livre la description d'une soci ét é codifi ée, intens ément hi érarchis ée et profond ément machiste. Mesdemoiselles, Mesdames, r éjouissez-vous de n'être pas Afghane en Afghanistan !
L'avis de Denise :
L'auteur nous pr évient, cette famille n'est pas vraiment repr ésentative. "Si j'avais dû vivre dans un foyer afghan typique, j'aurais habit é à la campagne, au sein d'un clan où nul n'aurait su ni lire ni écrire et où chaque jour aurait ét é une lutte pour la survie."
Alors quand on d écouvre les conditions de vie et le mode de pens ée de cette classe plutôt "moyenne", on reste p étrifi é. Un document sous une forme accessible. A lire pour mieux se rendre compte car h élas depuis 2002, rien n'a vraiment chang é.


   
Rh ésus
H él éna MARIENSKE

Dans une maison de retraite, une vieille dame indigne, de plus en plus indigne tient son journal intime pour t émoigner de sa colère d'avoir ét é rel égu ée contre sa volont é. Peu à peu, elle nous confie aussi ses émoustillements sentimentaux et érotiques. Mais … que le lecteur ne s'installe pas dans la tête de ce personnage, d'autres pensionnaires aussi color és vont bientôt s'exprimer, C éleste passionn ée de jeux vid éo, auteur d'un seul roman, Ludo un aide-soignant fort en gueule, et même un acad émicien envoy é en mission de reconnaissance par un ministre, car tous ces quasi grabataires ont retrouv é une forme olympique et mènent contre la hi érarchie une lutte arm ée. Et Rh ésus ? lui " Il r éconcilie, r éunit, câline, amuse, et porte même parfois costume." Une petite pr écision : Rh ésus, est un singe, un  bonobo et c'est lui le h éros de l'histoire.
L'avis de Claire :
Voilà un roman tonique et d'un ton vraiment nouveau. Si le fait de donner la voix à plusieurs personnages n'est pas original, l'auteur utilise ce proc éd é de façon à d ésorienter tout à fait le lecteur, où est la r éalit é à travers ces t émoignages plus contradictoires que compl émentaires? Qu'importe après tout. Pour peu que l'on ne soit pas vite choqu é, on s'amuse beaucoup en compagnie de ses vieillards qui, b équilles au pavois, refusent d'abdiquer.


   
La Cucina
Lily PRIOR

Pour retrouver le calme, certains pratiquent le yoga, Rosa Fiore, elle, cuisine. Bartolomeo, son jeune amant s'est fait trucider pour une question d'honneur, alors, Rosa met en conserves tout ce qui se peut manger dans la ferme sicilienne où elle est n ée après six garçons et avant des siamois. Vingt-cinq ans plus tard, à Palerme, elle mène une vie tranquille et solitaire quand soudain tout chavire : à partir d'un regard qui la d éshabille, Rosa retrouve le goût des pâtes en sauce et des caresses torrides. Cuisine et sexe vont pendant un temps émerveill é devenir indissociables.
Si vous avez une relation sensuelle à la nourriture ou simplement des mots qui l' évoquent, vous serez combl és. Si vous êtes plutôt frugal, vous cesserez de l'être à la fin de ce roman.
Que la joie arrive dans votre assiette. Bonne lecture.


   
Beloved
Toni MORRISON

Après avoir violemment secou é la maison et ses occupants pendant des ann ées, le fantôme d'une fillette assassin ée se mat érialise en une jeune fille, Beloved est trouv ée endormie près de la v éranda du 124. Ceci ne s'apparente pourtant pas aux r écits d'horreur, seule la magie de l'imaginaire anime la perception des personnages, des nègres aux corps martyris és qui ont, par la fuite, échapp é à l'esclavage.
Le dos de Sethe porte un arbre dessin é dans sa chair par les coups de fouet, Paul D. a dans sa poitrine une tabatière en fer-blanc au couvercle rouill é, là où jadis battait un cœur rouge. Les souvenirs horribles de douleurs et d'humiliation y sont enferm és. Sethe et Paul D. qui s'efforcent en vain de repousser leur pass é, envisagent timidement de "commencer une vie"
Beloved le leur permettra-t-elle, elle qui fut assassin ée par Sethe, sa mère, qui voulait la soustraire à l'esclavage.


   
Le chagrin des Belges
Hugo CLAUS

De 1939 à 1947, nous vivons dans la petite ville de Walle (inspir ée par Courtrai). Nous assistons aux év énements à travers les yeux et l'imagination de Louis  Seyneave qui, quand le roman commence, est encore un enfant. Elève dans un pensionnat de religieuses, il fr équentera bientôt un collège de J ésuites. Par une s érie de courts chapitres et de nombreux dialogues savoureux, nous d écouvrons son univers et les membres de sa famille – Staf, son père militant de la cause flamande, sa mère qui s'investira dans un travail administratif auprès de l'occupant, Bomaman, Mononc Florent, Mereke etc. Les temps sont difficiles, la Flandre se sent mal entre sa fid élit é à la Belgique et l'attrait de la fraternit é propos ée par l'Allemagne au nom d'une parent é germanique. Louis observe le march é noir, la collaboration …
La Flandre n'en sort pas grandie mais Hugo Claus, écrivain flamand, a écrit un grand livre.


   
Madeleine
Amanda STHERS

La pr ésentation de l' éditeur :
" Il l'a vouvoy ée. Il n'a parl é de rien. Ni de maisons, ni de ce lit, ni de cette fois. Est-ce un rendez-vous ? Une deuxième visite ? Il a donn é l'heure d'arriv ée de son avion. Le même, même jour. Le souvenir est bien là, brûlant sur les cuisses de Madeleine. Que dit-elle ? Elle dit oui, je vous attendrai. Elle ne sait pas comment on attrape un homme, ils lui glissent entre les doigts comme du vif-argent, et celui-là est bien plus qu'un homme. Il est celui qu'elle aime, celui qu'elle attendait. "
La pr ésentation d'une lectrice :
Des bourrelets mais une vie plate. Madeleine est moche, d’âge en âge mais ne sait pas nager. Le jour, elle travaille comme agent immobilier. Le soir, elle regarde les s éries sentimentales à la t él évision et, la nuit, elle se repose d’une existence parfaitement lisse. L’exaltation, c’est pas son truc. Pourtant, un jour, devenu orphelin à 50 ans, un homme revient dans sa Bretagne d’origine, il voudrait pleurer son père et comme il n’y arrive pas, il p énètre Madeleine. Ce n’est pas la première fois qu’on la visite, pourtant, cette rapide incursion change le cours de son cœur. La voilà amoureuse. Sentiment non r éciproque, faut pas rêver, sinon la nuit. Le temps passe, l’homme revient, repart. Elle ne connaît toujours pas son pr énom mais elle apprend à nager.


   
Train de nuit pour Lisbonne
Pascal MERCIER

Gregorius est un puits de sciences, professeur, à l'aise avec le grec, le latin et l'h ébreu, il pratique couramment l'allemand et le français, sans compter l'anglais. Au d ébut de ce roman, c'est une langue encore qui va l'interpeller : par hasard, il d écouvre l'ouvrage d'un auteur portugais, Amadeu de Prado et il va aussitôt se plonger dans l' étude pour comprendre ce livre et, au-delà, son auteur. Laissant brutalement tomber le cours d'une vie d'une soixantaine d'ann ées bien r égl ées, il prend le train pour Lisbonne et commence une v éritable enquête auprès de ceux qui ont connu cet auteur fascinant qui fit de sa vie une interrogation permanente et scrupuleuse. Pendant toute sa quête, Gregorius, lit le texte de Prado et nous en livre des extraits Il est de plus en plus conscient que c'est sa propre existence qu'il remet en même temps en perspective.
Avis de Jeanne
Un très beau roman qui ne permet pas une lecture rapide et superficielle, ce serait faire injure à sa qualit é. Et en prime, il donne envie de lire le poète portugais Pessoa qui paraît – il a largement inspir é le personnage de Prado.


   
Herman
Christensen LARS-SAABYE

Herman, 11 ans, a beaucoup d’imagination et parle de lui à la troisième personne. Ses rapports avec ses condisciples et ses parents sont bons jusqu’à ce qu’il se sache atteint d’une maladie rare, qui, si elle n’est pas mortelle, va lui apporter une épreuve de taille : la perte de ses cheveux.
Herman en veut à ses parents de lui avoir dissimul é trop longtemps la v érit é et il ne peut supporter la piti é de ses amis quand ils font semblant de ne s’apercevoir de rien. Son agressivit é ne pourra retomber que s’il arrive à s’accepter. Un rude chemin pour un enfant.


   
L'infortun ée
Wesley STACE

Rose est une enfant aim ée et choy ée. Adul ée par son père, elle est pourtant frapp ée par le sceau d’un terrible secret. En effet, elle d écouvre incidemment, ce que son entourage lui a tu pendant presque deux d écennies. Commence alors la descente aux enfers pour cette jeune fille m étamorphos ée en robuste jeune homme…
Secrets, mystères, amour et trahison sont les ingr édients de cette histoire romanesque parfum ée à l’eau de Rose.


   
L'idiot du village
Patrick RAMBAUD

Jadis, l'idiot du village était celui qui disait des choses peut-être sens ées mais dont personne ne tenait compte. Le narrateur est en quelque sorte cet idiot, lui qui à près de cinquante ans, parti de 1995, arrive en 1953 dans le Paris de son enfance. Capable de pr évoir les év énements d ésastreux, il n'arrive pas à les infl échir : malgr é ses efforts, ils se produisent tels qu'il les a connus au cours de sa vie. Par ailleurs, en se promenant, il ranime le d écor, les habitudes, l'atmosphère de l'après-guerre, une époque qu'il a v écue mais  sans pleinement la percevoir, l'imaginaire l'emportant alors sur le pr ésent. Une chance rare de pouvoir savourer consciemment ce qui va disparaître. Avec infiniment de d élicatesse, ce court roman nous rend sensibles à la fragilit é des êtres et des choses. Un pass é, pas très lointain, à d éguster, qu'il vous soit ou non connu.
Pour compl éter les images de l' époque feuilletez l'album d'Yvan Pommaux "Avant la t él é "


   
Un minuscule inventaire
Jean-Philippe BLONDEL

Un minuscule inventaire de Jean-Philippe BLONDEL
Alors que sa femme vient de le quitter, Antoine -42 ans- fait le grand m énage dans sa maison et dans sa vie. Il devient donc camelot d'un jour et brocanteur du coeur lorsque, sur le point de changer de mains, les objets se rappellent à son souvenir. Fin de la première partie.
Le second acte, lui, donne la parole aux nouveaux propri étaires des bibelots.
Un minuscule inventaire, une petite cantate à voix multiples où l'objet acquiert une âme pour celles et ceux qui en possèdent la cl é.
L'avis de F.
Ah ! Blondel et sa façon de faire ici toute une histoire avec les objets du quotidien. Mais quelle nostalgie quand ceux-ci vous parlent du bonheur pass é et même parfois "pass é à côt é".
Allez lire "Première gorg ée de bière et autres plaisirs minuscules" de Philippe Delerm. Le bonheur s'y conjugue au pr ésent et est à port ée de votre main.


   
Regarde la vague
François EMMANUEL

Ils sont au bord de la mer dans une grande et belle maison. C'est l' ét é. Le remariage d'Olivier r éunit une dernière fois les membres de la famille Fougeray : la propri ét é va être vendue et leurs relations discrètement conflictuelles rendent incertaine une prochaine r éunion. L'auteur approche les personnages à tour de rôle et nous d évoile leurs inqui études, leurs douleurs, leurs secrets. Marina se heurte au silence farouche de sa fille, Grâce se veut parfaite et s' épuise dans cet effort, Olivier maîtrise mal ses crises de violence… à chacun ses blessures. Sur tous pèse l'absence du père disparu en mer l'ann ée pr éc édente. Une histoire complexe et fragment ée qui n'empêche pas le lecteur de s'attacher aux invit és de ce remariage fastueux en eaux troubles.


   
Entre Dieu et moi, c'est fini
Katarina MAZETTI

Linnea a mal au coeur et à l'âme. Non seulement elle doit faire face aux al éas de sa condition d'ado de 16 ans mais en plus, elle (di)g érer la mort de son amie. Celle à qui elle pouvait tout confier, celle qui comprenait, celle, encore, avec qui elle refaisait le monde. Bref, son Amie pour la vie. Alors, pour oublier, Linnea parle au mur d'une penderie et nous raconte par la même occasion son cheminement.
Un roman, pour les adultes, pour nous rappeler la fragilit é de nos jeunes. Un roman-miroir dans lequel bon nombre d'ados se retrouveront.


   
L'amour là-bas en Allemagne
Catherine PAYSAN

La guerre est finie mais les inimiti és sont encore vives. Les prisonniers allemands sont plutôt mal perçus dans ce village sarthois, or, Annie tombe éperdument amoureuse de l’un d’eux. Grand bouleversement dans une existence qui s’annonçait tranquille. Si les parents se r ésignent, les amoureux doivent n éanmoins patienter. En attendant, la jeune fille se rend dans la patrie de son bien-aim é, une manière de se rapprocher de lui. Là, c’est elle qui n’est pas accept ée. Elle tient bon malgr é les conditions p énibles d’une ville ruin ée par la guerre et humili ée par la d éfaite. L’hostilit é de ses futurs beaux-parents est manifeste. Qu’importe, elle affronte - et franchement l’Allemagne d’après-guerre, ce n’est pas rigolo, il faut être port ée par les ailes de l’amour pour faire face et quand les plumes reçoivent du plomb …


   
La vie aventureuse d'un drôle de moineau
Trevor FERGUSON

Fils d’un puissant corbeau et d’une très jeune femme atteinte de schizophr énie, Sparrow ( = Moineau ), passe une petite enfance heureuse et choy ée dans un asile. A six ans sa vie se complique, s épar é de sa mère lors d’un voyage en train, il est recueilli par un comptable z ézayant, grand traqueur de fraude fiscale et sa femme, toujours enfarin ée. Au cours des ann ées qui passent, Sparrow attire et est attir é par tout qui est au moins un peu d étraqu é. Après tout, se demande-t-il, quelle est la diff érence entre les fous certifi és et les gens dits normaux ? Il creuse des tunnels en compagnie d’un rescap é de l’Holocauste, boit du whisky en discutant avec l’allum ée du quartier et, toujours, à travers le temps et l’espace, il cherche à retrouver sa mère et à comprendre le mar écage de ses origines.
Ce roman peut paraître un peu long mais essayez-le, l’histoire de ce moineau aventureux est vraiment chouette .


   
La Coquetière
Linda D. CIRINO

En 1936, dans le sud de l'Allemagne, Eva dont le mari est mobilis é se retrouve seule avec ses deux enfants. Un jour, elle d écouvre quelqu'un cach é dans son poulailler, c'est un étudiant juif recherch é par la Gestapo. Pendant un an, elle va dissimuler sa pr ésence, prenant des risques qu'elle n'aurait jamais cru pouvoir prendre. Pourquoi le cacher ? Parce qu'elle est étrangère à tout sentiment raciste, à tout pr éjug é. Elle se trouve simplement devant un homme en danger de mort et elle le protège, pouss ée par une compassion naturelle. Dès lors, Eva va connaître des émotions " qu'elle avait craint de ne jamais connaître ". L'amour sans doute mais aussi l'ouverture au monde. " Un roman simple et beau à l'image de son h éroïne."


   
La joueuse d' échecs
Bertina HENRICHS

Eleni habite une petite île grecque. Epouse et mère sans histoire, elle travaille comme femme de m énage dans un hôtel pour touristes. C'est en rangeant une chambre qu'elle va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie, celle d'un échiquier utilis é par un couple de Français. Fascin ée, elle en offre un à son mari qui s' étonne, remercie poliment et oublie l'objet. Pas elle qui va s'absorber dans l' étude des règles du jeu et passer ses loisirs à s'entraîner, ce qui la met pour cause d'originalit é quasi au banc de la soci ét é locale. Qu'importe, elle pers évère.
Voilà comment une pièce d' échec tomb ée sur le tapis a des cons équences inattendues et lib ératrices. Un roman court, vivant et tonifiant.


   
Ce que Dominique n'a pas su
Jacqueline HARPMAN

Julie aime Dominique qui aime Madeleine qui veut rester fidèle à un mari qu'elle n'aime pas. Jacqueline Harpman dans son nouveau roman reprend des personnages invent és par Fromentin, un auteur du XIXe siècle. Elle en sort certains de l'ombre, complète et commente les zones obscures qu’elle explique même par les connaissances m édicales et psychologiques d'aujourd'hui.
Julie, la narratrice, est une jeune personne libre de pens ée et de mots - comme les aime J.H. - Dominique se r évèle un amoureux trop timor é et Madeleine reste prisonnière d'une rigidit é morale bourgeoise. L'amour n'est jamais simple, partag é ou non, il fait cruellement souffrir.
L'avis de Jeanne
Voilà le r écit de trois passions douloureuses qui ne suscite aucune émotion. Est-ce l'avalanche de subjonctifs imparfaits, parfaits, qui glace le lecteur ? Ou le parti pris de d étachement ironique? Ce roman - qui évolue entre une situation racinienne et des comportements bourgeois, est écrit comme au XVIIIe siècle avec des r éf érences au XXe. Un m élange d' époques certes brillant mais un peu vain. La Marquise de Merteuil à laquelle il est bien sûr fait allusion, nous touche plus que Julie qui se r éclame d'elle. Je renvoie  plutôt les lecteurs au remarquable " Moi qui n'ai pas connu les hommes " du même auteur.


   
Une pièce mont ée
Blandine LE CALLET

Le mariage : l' év énement-phare de la vie d'un couple, le creuset de certaines rancoeurs familiales, le lieu d'improbables rencontres...
Le roman de Blandine Le Callet est tout cela et bien d'autres choses encore : une histoire plurielle où 9 personnages livrent leurs commentaires sur cette fameuse journ ée .
Une critique à double sens :
une pièce fort joliment mont ée pour Monique (lectrice assidue) et un soufflet retomb é pour Christine (biblioth écaire "f érosse")


   
Tours et d étours de la vilaine fille
Mario VARGAS LLOSA

Dans un quartier chic de Lima, Ricardo encore adolescent rencontre Lily, elle se pr étend chilienne, elle est troublante et audacieuse. Il en tombe aussitôt amoureux et cela pour toujours, malgr é "les tours et d étours de la vilaine fille." En effet, Lily apparaît et disparaît, faisant alterner en lui d élices et d étresse. Guerillera à Cuba, elle épouse ensuite un diplomate français, puis un aristocrate londonien et ce n'est pas sa dernière liaison... A chaque fois Ricardo se jure de ne plus tomber sous son charme ravageur, à chaque fois il s'abandonne, à chaque fois, il est trahi. Quoique lucide, il n'arrive pas à mâter sa passion et il nous touche car il y a de la grandeur dans cet amour fou.
De l'avis de Mme H. :
Ce livre pourrait choquer certains
.

  
   
Mille soleils spendides
Khaled HOSSEINI

Mariam est une harami - une bâtarde - et d'après sa mère, elle ne doit savoir qu'une chose "endurer". Sa vie est ainsi trac ée, rejet ée à quinze ans par la lâchet é de son père, épous ée par un veuf âg é et brutal, Mariam passera recluse dix huit ans de sa vie, derrière les murs de la maison et derrière sa burqa quand elle sort. Humiliation suprême, son mari lui impose sa nouvelle épouse, à elle qui n'a jamais pu lui donner d'enfants. Seulement, au lieu de s'affronter, ces deux femmes unissent leurs efforts pour échapper à leur geôlier et à l'Afghanistan. Leur histoire se d éroule sur fond de guerres, guerres qui se font entre ennemis diff érents mais qui ont toujours les mêmes cons équences sur la population civile, la mort, la destruction.
Du même auteur : Les cerfs-volants de Kaboul
L'avis de Pierre :
Un très beau roman, vraiment !


   
La rêveuse d'Ostende
Eric-Emmanuel SCHMITT

Il y en a pour tous les goûts dans ce dernier livre  E-E. Schmitt. Une idylle princière, excellent pastiche des romans sentimentaux, plus un zeste d' érotisme imag é. Un crime commis par erreur quoique très pr ém édit é. La r év élation de la f éminit é chez une infirmière asexu ée. Un malentendu aux cons équences tragiques et enfin, l'attente patiente et r ép ét ée d'une femme, sur le quai d'une gare, un bouquet à la main. Cinq nouvelles, cinq histoires fort diff érentes qui pr ésentent un point commun : l'importance de l'imaginaire, son pouvoir et ses risques chez les personnages, sa n écessit é pour le romancier. Laissez-vous emporter ...



   
WISCONSIN
Mary Relindes ELLIS

Les Lucas vivent dans le nord du Wisconsin, belle terre oubli ée peupl ée d'ouvriers europ éens immigr és et d'Indiens ojibw és. Ils ont deux fils, l'aîn é s'engage dans les marines et part pour le Viet Nam, il fuit un père m éprisant et brutal qui noie sa propre m édiocrit é dans l'alcool. S'il trouve assez rapidement une mort terrible, il n'en disparaît pas pour autant du roman. James continue à nous d écrire les horreurs de la guerre et sa pr ésence diffuse aide son cadet à ne pas sombrer après les violences paternelles qui risquaient de le d étruire. Pour un premier roman, une histoire lyrique avec des personnages attachants qui trouvent dans le contact avec la nature - les paysages sont superbes - la force de d épasser leurs douleurs et de choisir la vie.



   
De l'eau pour les él éphants
Sara GRUEN

Sur fond de prohibition et de d épression économique, le roman nous d écrit un cirque ambulant côt é coulisse, c'est à dire son absence d'humanit é due à la pauvret é des employ és et à la toute puissance du directeur. Il nous raconte aussi la flambante histoire d'amour entre une ravissante écuyère violent ée par son mari et un jeune v ét érinaire arriv é par hasard dans cet univers brutal.
Jacob, encore vaillant au terme de sa vie, se souvient de sa passion pour Marlène, de son amiti é pour le nain Walter et de son attachement à Rosie, l' él éphante qui changea le cours de sa vie. A d écouvrir, que l'on aime ou non le cirque car comme disait une copine : " Enfin un roman qui raconte une histoire. "
L'avis de Christine :
Le premier livre de Sara Gruen relate les terribles mœurs et habitudes d'une époque et d'un monde aujourd'hui r évolus.

Ce roman est à rapprocher de "Freaks, la monstrueuse parade", un classique du cin éma des ann ées 30.


   
Les mystères de Sainte Freya
Armel JOB

Freya était-elle une sainte? En tout cas, elle vient d'être canonis ée et Jean-Paul II ne peut pas s'être tromp é, lui qui jouit de l'infaillibilit é pontificale.
Freya était-elle une salope comme l'affirme un courrier anonyme reçu par l' évêque?
Voilà une accusation qui met l'Eglise en émoi. Le dossier paraissait sans faille et montrait une femme admirable en tout point. Une autre enquête se met donc en place, le plus discrètement possible. L'histoire progresse comme un roman policier, r év élations, suspense et coups de th éâtre. De plus en plus horrifi ée la hi érarchie eccl ésiastique d écouvre ce qu'elle n'a encore jamais pu tol érer.
Freya écrivait : "J'ai ét é une femme, un être humain parmi les autres." et c'est ce que le lecteur constate avec infiniment d'int érêt et de plaisir.
L'avis de Françoise et de son époux :
Super, l'intrigue se d éroule à Liège. On y retrouve le nom des rues, des quartiers, des bâtiments... Certains faits qui ont troubl é la vie li égeoise y son évoqu és (les noms de personne en cause sont habilement "trafiquott és" ! notamment celui de Van Der Biest.
Le livre est anti-cl érical mais pas anti-religieux.


   
L'amant sans domicile fixe
Carlo FRUTTERO et
Franco LUCENTINI

Il est bien étrange ce David Silvera : son imperm éable tach é, ses chaussures fatigu ées contrastent fort avec l' él égance de son comportement et son érudition époustouflante. Une princesse italienne, experte en oeuvres d'art, le rencontre à Venise où elle vient examiner une collection. Lui, guide, provisoirement, un groupe de touristes.  La belle italienne tombe aussitôt amoureuse de ce charmeur au "sourire de brin d'herbe" qui semble n'avoir aucune attache. Pendant trois jours, elle va d éambuler à ses côt és en cherchant à percer son mystère, lequel une fois d écouvert laissera le lecteur plutôt m édus é ...