Policiers

POLICIERS 2010

 
Le syndrome E
Franck THILLIEZ

E comme époustouflant.
E comme épouvantable.
E comme effrayant.
Toujours plus haut, toujours plus fort, Thilliez nous emmène encore sur les cimes du thriller scientifique. Pour ce faire, il réunit ses deux flics favoris : Lucie Hennebelle et Franck Sharko. Ces deux-là sont blessés par la vie et fuient leurs cauchemars personnels sur les pavés du crime.
Elle, elle enquête sur un film qui rend aveugle. Lui se débat avec 5 cadavres énucléés au crâne scié.
Deux enquêtes qui, au fil des pages, n’en formeront plus qu’une seule.
E comme envoûtant
E comme encore et encore
Ce sera chose faite dès avril 2011 car ce roman est le premier volume d’un diptyque.
Impatients s’abstenir !


 
L'homme inquiet
Henning MANKELL

Plusieurs enquêtes nous ont familiarisé avec le commissaire Wallander. Lecteurs fidèles, nous avons appris à connaître ses qualités professionnelles et aussi, peu à peu, sa vie personnelle et même ses ennuis de santé. Nous le découvrons ici, pour la dernière fois, mener une enquête difficile tout en prenant conscience avec angoisse de ses fragilités, la vieillesse va l’atteindre précocement et douloureusement alors qu’il avait r éalisé son rêve : une maison à la campagne et un chien  comme compagnon. Il était aussi devenu grand-père et ce sont justement les beaux-parents de sa fille qui vont fournir la trame policière du récit. En effet, ils disparaissent tous les deux. Espionnage ? Sans doute mais au profit de qui, de la Russie ou des Etats-Unis ? Retour sur la guerre froide quand on perdit la trace de sous-marins russes plongés dans les eaux territoriales suédoises.


 
Les talons d'Achille
Hubert MONTEILLET

Achille de Valberg est un écrivain français connu et reconnu. Arrivé au faîte de la gloire et de la fortune, il décède inopinément sur le palier d’une dame de petite vertu. Accident ? Crime ?
De mauvaises surprises en déconvenues, c’est ce que sa chaste fille va s’efforcer de découvrir…
Tel un joaillier, Hubert Monteillet sculpte le mot. Et lorsque la phrase percute la crise de mai 68, cela donne un roman noir et humoristique. Et même si l’intrigue est un peu faible, le verbe reste jouissif et l’ouvrage, un honorable divertissement à lire par une journée maussade.


 
Jusqu'au dernier
Deon MEYER

En perdant son épouse, Mat Joubert a perdu le goût de vivre et celui de se battre. Enquêteur à la brigade des vols et homicides du Cap, il est instamment prié par son nouveau chef d’arrêter de fumer, de perdre 15Kg, d’aller voir une psychologue et d’obtenir des résultats dans son travail. On le voit, Mat a du pain sur la planche d’autant plus qu’il mène simultanément deux enquêtes. La première concerne un gentil braqueur de banques que la presse a surnommé « Monsieur mon Cœur » tandis que la seconde essaye de cerner et de coincer un tueur en série à l’arme étrangement archaïque…
Un roman post apartheid à l’intrigue bien ficelée et aux personnages authentiques.
A découvrir !


 
Comptine en plomb
Philippe BOUIN

« Ch’ot quoi ch’truc de timbré ? »
Telles sont les dernières paroles prononcées par Marcel Lefèvre avant de mourir sous les coups d’un couteau à gigot d’une grande valeur. La suivante sera la sœur du défunt qui rendra l’âme dans sa boucherie. Yvon, patron d’un bâteau de pêche rejoindra les deux premiers au paradis calaisien.
L’excellent commissaire Gallois, Pied-Noir à deux doigts de la retraite, aura tôt fait d’accuser les notables de la ville. Peu lui chaut la vérité : le flic qui hait « les Calaisiens, le carnaval et les moules-frites » veut faire payer la bourgeoisie pour son Algérie à jamais perdue.
Un ch’ti polar de grande qualité qui met en valeur toute la compléxit é de la nature humaine.
A lire !


 
Hypotermie
Arnaldur INDRIDASON

Le nouveau roman d’un des auteurs nordiques le plus populaire commence par la découverte d’une femme pendue dans son chalet d’ét é. La thèse du suicide ne fait pas de doute. Pourtant, le commissaire Erlendur reçoit la visite d’une amie de la défunte qui dément formellement cette théorie et lui remet, comme preuve à l’appui, une cassette contenant l’enregistrement d’une séance chez un m édium…
« Hypothermie » renoue avec l'atmosphère qui a fait le succès de « La Femme en vert ». Et même si l'on risque de voir venir le dénouement de loin, l'auteur nous réserve des surprises de dernier moment.
L’avis de Simone :
Comme à chaque fois, le pauvre Erlandur n’a pas que des préoccupations professionnelles. Il souffre toujours de la disparition de son frère, perdu des années auparavant dans une tempête de neige. Son ex épouse lui adresse des reproches récurrents et sa fille, entre deux cures de désintoxication, le considère comme un père irresponsable et le lui fait savoir. C’est dire qu’il ne va pas dans ce roman, pas plus que dans les précédents, connaître la paix de l’âme et vivre une relation amoureuse intense. Mais quoi, on l’aime bien policier intègre, écrasé de soucis qui se donne tant de mal pour mener une enquête que seuls ses scrupules lui demandent de mener. Et si, en chemin, il r éussit à élucider d’autres disparitions, tant mieux.


 
Les ailes du sphinx
Andréa CAMILLERI

Il a suffit d’un tatouage sur l’épaule d’un corps découvert dans une décharge et du flair d’un Montalbano quelque peu sentimentalement marri, pour résoudre une affaire mal engagée et à haut risque puisque touchant les hautes sphères de l’Eglise et de l’Etat.
Egal à lui-même, Montalbano, pirsonnellement en pirsonne vous afera comme d’habitude, chavirer le cœur et les papilles gustatives.
A déguster sans modération.


 
Robe de marié
Pierre LEMAÎTRE

Sophie va mal, très mal. Elle est au bout du rouleau, au bord du précipice. Qu’a-t-elle fait à l’enfant dont elle a la garde et qui gît sans vie ? Elle ne sait pas. Elle ne se souvient pas. La mémoire l’a désertée.
Une seule chose compte pour l’instant : fuir. Mais quand on est folle, meurtrière et au bord de la rupture, partir n’est pas chose aisée…
Surtout, surtout, ne pas penser aux cadavres qui jonchent sa vie. Pour le moment, un pas et puis l’autre et rien d’autre.
Vous le constaterez : ce résumé n’est pas un résumé. Tout comme cette Sophie-ci n’est pas cette Sophie-là.
Mais bon, je n’en dis pas plus de peur de soulever un trop grand coin du voile (du marié, bien sûr).
C’est du bon, du tout bon. Pierre Lemaître en est un. Et un enchantueur, encore !


 
Fractures
Franck THILLIEZ

Quel est le rapport entre un catatonique retrouvé nu à un arrêt de bus et Luc Graham, psy à l’hôpital de Lille ? Alice Dehaene.
Quel est le rapport entre une certaine Dorothée d écédée depuis 10 ans mais photographiée il y a à peine 6 mois et Julie Roqueval ? Encore Alice Dehaene.
Quel est le rapport entre Claude Dehaene prétendument agressé à l’arme blanche et Nicolas, un enfant craintif et un peu simple ? Encore et toujours Alice Dehaene.
Vous l’aurez compris, Alice Dehaene est au centre de cette intrigue délirante.
Du Thilliez au meilleur de sa forme. Ce qui réjouira ses fans. Attention toutefois, l’invraisemblance de certaines parties de l’intrigue pourrait en agacer quelques uns.
Quoi qu’il en soit, de l’horreur et du frisson garantis sur fractures.


 
Porteurs d'âmes
Pierre BORDAGE

Léonie, jeune libérienne de 20 ans enlevée très tôt à ses parents, se sauve de chez « sa tante » afin d’échapper à la prostitution et à la maltraitance. Sans ressources ni papiers, elle découvre néanmoins une façon de gagner un peu d’argent : l’expérimentation de nouveaux médicaments.
Cyrian, jeune étudiant blasé, est à la recherche de sensations fortes. Alléché par la promesse d’un voyage ultime, il est prêt aux pires exactions pour devenir membre d’une société secrète.
Edmé, flic usé avant l’heure et qui plus est dans le collimateur de ses supérieurs, va découvrir un étrange charnier dans la Marne.
3 individus porteurs d’âmes, 3 destinées, 3 conceptions de vie qui vont se rencontrer et se télescoper dans ce percutant roman policier/fiction.
Commentaire d’une lectrice :
J’ai aimé et des comme ça, j’en veux bien lire toutes les semaines.


 
Tu ne jugeras point
Armel JOB

Madame Desantis et sa famille habitent dans une calme banlieue liégeoise. Ce jour-là, elle prend deux de ses quatre enfants pour aller faire des achats. La poussette est encombrante, le magasin trop peu large et puis de toute façon, Madame Desantis, pressée, n’en a que pour quelques instants. Elle laisse donc la poussette à l’extérieur. A son retour, l’engin y est toujours mais Denis, 13 mois, a disparu.
Homme intègre et pondéré, le juge Conrad, chargé de l’enquête, souhaite éviter les conclusions hâtives. Pourtant, le témoignage de la mère, presque trop parfait, finit par intriguer le juge. Se pourrait-il que la v érité soit différente ? La maman serait-elle coupable ?
Une enquête policière mais surtout une analyse psychologique des personnages.
Armel Job décrit tout en nuance et à merveille la vie et les habitants de ce petit village.
La fin surprenante donne tout son sens au titre du roman.