Policiers

POLICIERS 2011

 
Le chinois
Henning MANKELL

Un carnage. 19 morts dépecés dans un village isolé de la Suède. Jamais une scène de crime ne prit pareille ampleur. Un coupable ? Des coupables ? Le mobile ? Aucune piste. Aucune explication rationnelle. Se penche sur cette affaire une jeune femme, Birgitta Roslin, juge à Helsinborg, car elle se rend compte que, parmi les victimes, se trouvent peut-être les parents adoptifs de sa mère.
Le lecteur suit ensuite, en 1860, les tribulations de trois frères chinois qui, obligés de quitter leur pays pour échapper à la mort, émigrent aux Etats Unis. Là, ils participent, bien malgré eux, sous les ordres d’un contremaître sadique, à l'épuisante construction d’un réseau ferroviaire au Nevada. L’un d’eux laisse un récit de toutes ses humiliations et souffrances.
Retour à notre époque, un de ses descendants est devenu puissant et négocie un accord avec le Zimbabwe. Il est question d’y envoyer d’autres Chinois pour accomplir de pénibles travaux.
Et les morts du début ? Vous vous doutez qu’un lien existe, pas vraiment difficile à découvrir.

L’avis d’une lectrice :
Ce qui me paraît important dans ce livre, c’est moins l’enquête policière très distendue que l’évocation de la Chine contemporaine. Il y a plus d’analyse politico – économique que de suspense. Intéressant plus que palpitant.


 
Va, brûle et me venge
Philippe BOUIN

Effervescence dans les milieux policiers et mafieux lyonnais : Bonnelli, le parrain du clan corse et son garde du corps ont péris de façon atroce dans le train reliant Dijon à Lyon.
Le bruit court qu’il s’agirait d’un règlement de compte qui risquerait de dég énérer en guerre des gangs.
Le bruit ne court pas tout seul : il a ét é lancé par la très spéciale commissaire Antonia Arsanc qui enquête dans une toute autre direction…
En fait, la commissaire utilise cette affaire en manipulant les uns et les autres afin de débarrasser la ville de la vermine. Et comme Antonia le dit elle-même à son ectoplasme de mari : « Rassure-toi mon amour, je suis toujours un flic honnête, mais un flic qui fait le ménage là où on ne passe plus le balai. »


 
Avant d'aller dormir
S. J. WATSON

Chaque matin en se réveillant, Christine se vit comme une jeune femme de 20 ans. Mais bien vite, la réalit é lui démontre qu’elle a tort. Que fait-elle dans cette chambre inconnue ? Qui est cet homme auprès de qui elle a dormi ? Comment se fait-il qu’elle habite ce corps âgé de presque 50 ans ?
En r éalité, Christine souffre d’un très rare cas d’amnésie. A chacun de ses réveils, elle a la mémoire vierge. Pour l’aider à se reconstruire, le Docteur Nash lui a suggéré de tenir un journal. Ainsi, elle peut, chaque jour, refaire connaissance avec sa vie et elle-même. Mais bien vite, elle se rend compte des incohérences entre ce que lui raconte son mari et ses écrits qu’elle a tenus secrets. Et puis, que signifie « Ne pas faire confiance à Ben », phrase qu’elle a écrite en 1ère page de son journal.
Un premier roman époustouflant. Un thriller haute tension...


 
Nous savons tout
Gregg HURWITZ

Nick Horrigan dormait tranquille quand des agents des services secrets fracassent sa porte d’entrée et l’enjoignent, de façon plutôt musclée, de les accompagner : un terroriste s’est introduit dans une centrale nucléaire, il menace de tout faire sauter et veut parler exclusivement au jeune homme. Nick, en fait, ne dormait pas si tranquillement : depuis dix-sept ans, il essaie d’oublier une terreur née au moment de l’assassinat de son beau-père et cette rencontre avec ce terroriste – qui n’en est pas vraiment un – va le replonger en plein cauchemar. Il est question d’élections présidentielles, qui est le plus fourbe des candidats ? A qui Nick peut-il accorder sa confiance ? Et qui a vraiment abattu l’homme qu’il aimait et estimait ?


 
Les voisins d'à côté
Linwood BARCLAY

Les Langley sont des gens sans histoire. Pourtant, ceux-ci sont sauvagement assassinés, mettant ainsi la petite ville de Promise Falls en émoi.
Bientôt, les soupçons se tournent vers Derek Cutter, un jeune voisin de 17 ans quelque peu turbulent.
Oui, Derek était bien sur les lieux du crime.
Non, ce n’est pas lui l’assassin. Du moins, telle est la conviction de Jim Cutter, le papa de l’adolecent.
Un polar de bonne facture couronné au Canada par le Arthur Ellis Award.


 
Une nuit de trop
James PATTERSON

Lauren surprend Paul, son mari, au bras d'une jolie blonde.
Pour se venger, elle a une liaison avec Scott, un collègue.
Paul tue Scott.
Cachée derrière une fenêtre, Laureen, assiste à la scène.
Et comme cela ne suffisait pas, la jeune femme se voit confier l'enquête…
A qui sera-t-elle fidèle ? A son mari ? A son amant ?
Le contre : trop, c’est trop. Trop d’heureuses coïncidences, trop d’invraisemblances.
Le pour : un thriller aux multiples rebondissements au suspense garanti jusqu’à la dernière page.


 
L'armée furieuse
Fred VARGAS

Hyppolite, un surdoué de l’inutile, capable de parler couramment en inversant toutes les lettres, l’appelle Grebsmada, pour nous il restera Adamsberg, le commissaire à l’œil flou et la mémoire en roue libre. Hyppolite a une sœur, Lina qui a vu passer la Mesnie Hellequin, fruit d’une légende médiévale si vivace qu’elle glace encore les os des habitants de ce petit village normand. C’est franchement inquiétant, des morts violentes se profilent, trois individus sont désignés, de parfaites ordures mais tout de même, un quatrième reste mystérieux, ce qui fait que tous les pas nets dans leur conscience sont sur le qui-vive. Adamsberg se fait charger de prévenir les meurtres. Par ailleurs, à Paris, une voiture a cramé avec son occupant, très riche, très important. La culpabilité du suspect est trop évidente pour convaincre Jean Baptiste l’intuitif qui intervient de manière hautement non professionnelle. Ajoutez à cela, Danglard ce puits de science, qui, jaloux d’un collègue, commet une grosse bêtise. Vous avez là une partie des éléments de ce nouveau et passionnant roman.

L’avis de Myriam :
Fred Vargas flirte ici encore avec le fantastique, c’est sa particularité et son charme. Les morceaux de ses histoires ne sont pas toujours cohérents, qu’importe, on se moque parfois d’un enchaînement trop rationnel. Un style soutenu, une intrigue qui emprunte moult chemins de traverse, comme les pensées de son insaisissable héros et des personnages secondaires complexes et humains, tout cela et plus encore donnent un roman qui dépasse de loin la simple intrigue policière.
J’ajouterai ce commentaire d’un internaute ( Arribat – Languedoc )
« Vargas c'est l'antimondialisation du polar. La bonne histoire locale les pieds dans la bouse, et son cortège de vieux fossiles franchouillards. L'armée furieuse y va à fond la caisse dans cette France profonde encore enlisée dans ses croyances païennes toujours prêtes à surgir à la moindre occasion comme des prédictions d'apocalypse bien de chez nous. »
Et je conclurai : à lire absolument pour un vrai moment de plaisir.


 
Cette nuit-là
Limood BARCLAY

Grâce est une ado rebelle de 14 ans. Pour mettre au défi l’autorité parentale, elle fait le mur et passe une partie de la nuit à boire en compagnie d’un jeune voyou.
Son père la retrouve, la ramène au domicile où une dispute éclate. En état d’ébriété, la jeune fille se réfugie dans sa chambre et s’endort.
Le lendemain, à son réveil, Grâce trouve la maison vide : son père, sa mère et son frère se sont tous les trois volatilisés…
Vingt-cinq ans plus tard, le mystère reste entier jusqu’à ce qu’un mystérieux coup de téléphone fasse resurgir le passé…
Ce roman est une révélation. Un auteur digne d’un Harlan Coben ou d’un Nicci French au mieux de leur forme.


 
Là où vivent les peurs
James SIEGEL

Paul et Joanna sont au comble de la joie : enfin, ils tiennent dans leurs bras Joëlle, la petite colombienne qu’ils viennent d’adopter grâce à un avocat new-yorkais.
Pour les guider et les aider dans Bogota, le centre d’adoption a mis à leur disposition Pablo, un chauffeur et Galinéa, une nourrice.
Au retour d’une promenade en amoureux, Joanna pressent que le bébé que lui remet Galinéa n’est pas le sien. Il n’a pas la même odeur.
Est-ce le délire paranoïaque d’une jeune mère se trouvant en pays hostile ? Ou bien Joanna aurait-elle raison ? Dans ce cas, pourquoi aurait-on agi de la sorte ?
Un excellent thriller qui vous tiendra en haleine durant plus de 450 pages


 
Les vacances d'un serial killer
Nadine MONFILS

Si vous aimez la mer du Nord, le parler belge, les histoires déjantées et épicées mais pas toujours très relevées, si vous aimez Nadine Monfils, vous allez ADORER « Les vacances d’un serial killer ».
Par contre, si l’un de ces critères ne vous agrée pas, n’ouvrez même pas le roman, cela vous évitera de le refermer fissa.
Nadine Monfils vous aurait peut-être traitéé de « Prout-ma chère » mais vous serez vengée en ignorant superbement sa prose iodée.
Et vous serez à égalité : 1 partout.


 
Parti tôt, pris mon chien
Kate ATKINSON

Dans une galerie commerçante, une jeune femme a l’air déglingué traîne à sa suite une gamine qui s’épuise à la suivre. Tracy Waterhouse, vigile, ex-fliquessse, voit le tableau, identifie une prostituée, s’ émeut et lui donne en échange de la fillette l’argent qu’elle destinait à l’ouvrier qui rénovait son appartement. Elan du cœur. Coup de folie. Le premier de sa vie … qu’elle devra assumer au mépris de la loi. Jackson Brodie, lui, s’empare par la force et la menace d’un tout petit chien maltraité par un malotru aux solides biceps. Le voilà chargé d’une autre sorte de responsabilité. Le rapport entre l’ex-fliquesse et notre déjà connu détective privé ? Ben, figurez-vous qu’il y en a un : Jackson, pour découvrir l’ascendance biologique d’une cliente, essaye de joindre Tracy qui n’arrête pas de ficher le camp, se croyant poursuivie pour ravissement d’enfant. Faites confiance à l’auteur, l’intrigue se complexifie vite et les nombreux personnages qui apparaissent joueront tous un rôle dans l’histoire même si, à priori, ils n’ont rien à y faire.

L’avis de Dominique :
Je me suis bien amusée en lisant ce roman, dont la construction est excellente – comme celle des autres ouvrages de l’auteur. J’ai particulièrement apprécié le personnage de  Tracy Waterhouse, c’est un plaisir de voir cette vieille fille, genre armoire bretonne, capable d’assommer un des ses poursuivants, complètement dépassée devant un problème abyssal : comment s’occuper d’un enfant de quatre ans quand on n’en a jamais vu un de près ?


 
L' écriture sur le mur
Gunnar STAALESEN

Varg Veum, d étective privé, est amené à s’intéresser à la mort d’un juge retrouvé affublé de dessous féminins dans un hôtel. Parallèlement, il enquête sur la disparition d’une jeune adolescente…
Un roman policier classique et norvégien à l’intrigue bien construite avec de multiples pistes et au final, une conclusion surprenante.


 
La rivière noire
Arnaldur INDRIDASON

Certains regretteront l’absence d’Erlendur – parti en vacances. D’autres y verront l’opportunité de découvrir l’une des ses collègues.
Le roman s’ouvre sur une surprise de taille. Alors qu’au 1er chapitre nous suivons un prédateur s’apprêtant à tuer, au second, nous retrouvons l’assassin étendu raide mort dans son appartement. Et voilà qu’Elinborg utilise ses compétences d’enquêtrice mais aussi de cuisinière avertie pour résoudre cette affaire où l’on ne sait plus très bien qui est le meurtrier et qui est la victime.
Une enquête qui réclame flair et doigté. Qualités que possède manifestement Elinborg.
Les derniers romans d’Indridason m’avaient laissée quelque peu perplexe. Celui-ci m’a conquise.


 
Au coeur du mal
Chelsea CAIN

Jamais roman n’a aussi bien porté son titre !
Archie Sheridan, le héros, a mal (et même très mal) au physique et au mental.
Les 200 victimes de Gretchen Lowell – une serial killer féminine – ont dû avoir plus que très mal. (Heureusement pour vous, elles sont d éjà mortes avant le début du livre).
Quant à l’auteur(e), elle est sans conteste à tu et à toi avec l’esprit du mal pour écrire des histoires aussi tordues.
Brèfle, vous prendrez un mal-in plaisir à tourner les 367 pages de ce thriller pervers.
Et parce que vous aimerez cela, vous enchaînerez avec « L’ étreinte du mal ».
Et pour votre plus grand mal-heur, je découvre que le mal a copulé puisqu’un troisième opus intitulé « Les héritiers du mal » vient de paraître.
PS : j’espère quand même que la série ne virera pas à un « Dallas du mal » sous peine de vous lasser.


 
Monster
Patrick BAUWEN

La vie du Dr Becker va basculer le jour où il trouve un téléphone portable perdu par un patient dans la salle de consultation. Le docteur y découvre 3 photos tendancieuses dont une de son père avec qui il a coupé les ponts.
Tout part alors en vrille pour le médecin : il reçoit des coups de fil menaçants, sa femme et son fils disparaissent…
Patrick Bauwen nous offre 602 pages de suspens, de fausses pistes et de révélations foudroyantes.
Et nous, pauvres accros, tournons page après page avec un sentiment d’urgence qui ne nous quittera pas avant les derniers mots. Tout simplement.


 
Seul à savoir
Patrick BAUWEN

Il était chef de service dans un hôpital parisien. Elle était jeune stagiaire dans le dit service. Ils se sont aimés et s’apprêtaient à construire leur vie ensemble lorsque Nathan a purement et simplement disparu.
Quinze ans plus tard, Marion reçoit un message via Facebook : « Je sais ce qui est arrivé à Nathan. Voulez-vous jouer avec moi ?
Mais celle qui est devenue journaliste a-t-elle vraiment le choix lorsque son interlocuteur menace de tuer son chat si elle n’obtempère pas ?
Un thriller efficace et captivant qu’il vous sera difficile de lâcher avant la dernière page.
Le manque de crédibilit é et l’utilisation de ficelles parfois un peu grosses n’enlèvent rien à ce roman palpitant.


 
Un employé modèle
Paul CLEAVE

Côté pile, Joe, un « rattardé » mental, est homme de ménage au commissariat de Christchurch.
Côté face, le même Joe est un serial killer surnommé « le boucher de Christchurch » par la presse locale.
Côtés pile et face, Joe n’est pas content lorsqu’il apprend qu’on lui colle sur le dos un meurtre qu’il n’a pas commis.
Qu’à cela ne tienne, Joe décide de mener sa propre enquête…
Un thriller saignant aux multiples et surprenants rebondissements. Son manque de crédibilité ne vous empêchera pas d’apprécier ce premier roman néo-zélandais.