Prix littéraires

PRIX LITTERAIRES 2011

 
Kosaburo
(Prix Première 2011)
Nicole ROLAND
 

Ils sont si jeunes, si ardents, tant de beauté s’offre à eux. Ils aiment la vie, cette vie qu’ils ont accepté de sacrifier au nom de l’honneur national. Nous sommes au Japon, peu avant sa défaite face aux Etats Unis. Ils, ce sont les kamikazes qui subissent un entraînement épuisant, fanatisant, avant de lancer leur avion contre l’ennemi et de périr eux-mêmes. Parmi eux, il y a Mitsouko qui n’a pas pu supporter la défaillance de son frère et qui a secrètement pris sa place. Il y a aussi Kosaburo, son modèle, son amour. A ce moment, ils croient encore aux vertus du code Samouraï et à l’infaillibilité de leur empereur…

L’avis d’une lectrice :
Le jour où j’empruntai ce roman, j’étais en manque d’inspiration. Et cet ouvrage, je le pris par défaut, sans enthousiasme. Les kamikases, la guerre… très peu pour moi. Tout ce que je savais de ce bouquin, c’est qu’il avait obtenu le Prix Première de la RTBF.
Bien heureuse curiosité : cette courte histoire m’a touchée et émue contre toute attente. Mais impossible de dire pourquoi.
Kosaburo, 1945 est d écidément un drôle de roman : pour un peu, il se refuserait à vous pour ensuite vous poursuivre bien longtemps après l'avoir refermé.
A lire absolument !


 
Rien ne s'oppose à la nuit
(Prix Renaudot des lyc éens 2011)
Delphine de VIGAN

A la recherche de la mère morte. Sa fille aînée, la narratrice,  bouleversée par son suicide, entreprend d’écrire sur elle, de raconter sa vie, ce qu’elle en sait, ce qu’en savent les membres de cette grande fratrie de neuf enfants à laquelle Lucile appartenait. Elle mène une enquête minutieuse, rassemblant documents et témoignages. Une tâche difficile, douloureuse qu’elle veut mener jusqu’au bout bien qu’elle sache que son récit ne donnera qu’une vision parcellaire d’une femme complexe, maniaco-dépressive, insécurisante et pourtant aimée au-delà des ses égarements, de ses dérives.


 
Du domaine des murmures
(Prix Goncourt des lycéens 2011)
Carole MARTINEZ

1187. Esclarmonde, à quinze ans, ne souhaite pas se marier, plus, elle ne veut pas. Alors, elle choisit une solution extrême, possible en ces temps moyenâgeux, elle va devenir une recluse, décider de se retirer du monde en se faisant enserrer par des murs épais qui jamais ne lui permettront de retrouver la liberté. Incompréhension, colère de son père qui ne se résigne pas à ce choix. La jeune fille tient bon. Pourtant, c’est avec un lourd secret qu’elle va désormais se donner au Christ. De sa prison volontaire, elle entretient des contacts avec l’extérieur car beaucoup sont curieux et, jamais éloignés des superstitions, ils sont prêts à lui attribuer des pouvoirs - mais il faut qu’ils restent bénéfiques ! C’est le temps des croisades, par la pensée, Esclarmonde suit et voit ces pèlerins armés, elle endure avec eux la douleur des défaites. A ces malheurs, subis par ses proches, s’ajoute une souffrance personnelle qu’il lui faut absolument taire…

L’avis d’une lectrice :
Un livre fort qui nous livre une vraie histoire, ce qui nous change de l’afflux d’ouvrages aux tonalités autobiographiques qui, même écrits avec talent, finissent par donner le cafard.

L'avis d'une autre lectrice :
Un très beau livre qui m'a touchée...

 


 
Dans les veines ce fleuve d'argent
(Prix Bacchelli et
prix du Premier Roman de Chambéry )
Dario FRANCESCHINI

Alors qu’il approche de la cinquantaine, Primo Bottardi éprouve subitement le besoin de répondre à une question posée quelque quarante années plus tôt par un camarade de classe. L’ayant perdu de vue, le quinquagénaire part donc à la recherche de Massimo, son ancien condisciple…
Roman onirique qui remonte et le cours d’une vie et le cours du Pô, croisant et multipliant souvenirs et rencontres insolites.
Un très beau conte qui vous promènera au fil de l’eau jouant de la lumière, du temps et des gens.
A découvrir !


 
Le livre des choses perdues
(Grand prix de l'imaginaire 2010 et
prix Imaginales 2010 )
John CONNOLLY

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, David, un londonien de 12 ans, voit son monde s'écrouler lorsque sa mère décède. Quant à son père, il ne tarde pas à convoler en seconde noces et à fabriquer un petit Georgie...
Reste à l'enfant ses livres, ses chers livres de contes qui l'unissent encore et toujours à sa mère disparue. Un jour, il entend celle-ci l'appeler au secours. Elle est retenue prisonnière dans un autre monde. David trouve alors le passage au fond de son jardin et entame un périple qui le conduira auprès d'un vieux roi qui détient de nombreux secrets.
Un roman qui nous conte nos peurs : celles du noir, des monstres et de l'abandon.