Romans historiques

ROMANS HISTORIQUES 2011

 
Dona Isabel
Christel MOUCHARD

Nous sommes au 18ème siècle. Charles de La Condamine est un septuagénaire physiquement diminué. Il fut autrefois un savant réputé, un homme des lumières et un grand voyageur. De sa jeunesse, il a gardé l’esprit vif et curieux. Dans un salon parisien, il entend parler d’une étrange et émouvante aventure où une Créole aurait mis 20 ans pour rejoindre son mari en Guyane. Charles décide alors d’enquêter. Cela lui sera d’autant plus facile qu’il a connu les deux protagonistes…
Ce roman historique est basé sur une histoire véridique.


 
Les enfants d'Alexandrie
Françoise CHANDERNAGORE

Saviez-vous que Cléopâtre était mère de famille nombreuse ?  Quatre enfants. Un de César, celui-là, généralement, on en a entendu parler. Trois de Marc Antoine, beaucoup moins connus. C’est l’histoire de sa fille Séléné que l’auteur entreprend de nous raconter dans ce premier volume. Nous quittons « La Princesse oubliée » à l’âge de dix ans, après la défaite de l’Egypte face à l’armée romaine, la mort de son père, assassiné, et de sa mère suicidée par empoisonnement. Jusque là, la fillette avait vécu à l’écart du monde dans un luxe prodigieux : sa mère, aimante mais peu présente, veillait au plaisir de ses petits, rien que des jouets en matières précieuses. Ce roman à vocation de fresque, deux autres ouvrages vont suivre, est une manière d’entrer dans l’Histoire par des histoires. Françoise Chandernagor secoue la poussière, dorée, évidemment qui pèse sur une époque violente et fastueuse. A suivre.


 
Des chiens vivants
Jean ANGLADE

Connu et reconnu comme « auteur régionaliste », Jean Anglade vous déroutera par la lecture « Des chiens vivants » paru pour la première fois en 1967 dans l’indifférence générale.
Une époque : les années 53-53.
Un lieu : une forteresse isolée du monde des hommes (la fortersse de Spandau »)
Des personnages : trois rescapés du procès de Nuremberg. Non nommés mais numérotés (numéro 1, Albert Speer, l'architecte du Troisième Reich, numéro 5 Baldur von Schirach, l'ancien responsable des jeunesses hitlériennes, et numéro 7 celui qui continue de se prendre pour le successeur désigné de Numéro 0 (le Führer), autrement dit Rudolf Hess. On y trouve aussi « quatre autorités » qui se partagent la garde mensuelle des prisonniers (les Soviétiques, les Américains, les Britanniques et les Français).
Un triple huis clos, un portrait de trois solitudes qui s’expriment avec l’illusion d’exister encore. « Des traces d’humanité après le désastre du mal » (Bruno Frappat, journaliste à « La Croix »


 
La solitude du docteur March
Géraldine BROOKS

Nous connaissons presque tous Mrs March et ses quatre filles, beaucoup moins l’époux et père. Geraldine Brooks le prend, elle, pour héros de son roman, ou plutôt comme personnage central car, héros, il ne l’est certes pas à ses propres yeux.
Le docteur March - mais pourquoi ce titre de docteur ? – décide à près de quarante ans d’appliquer ses convictions abolitionnistes en suivant, comme aumônier, les soldats de l’Union dans ce qu’il ignore encore sera une véritable boucherie. Au départ, c’était un homme de certitudes d’une grande rigueur morale, la guerre le met devant des situations complexes dont il ressort bourrelé de remords. Ceux-ci sont-ils ou non justifiés ? A chacun d’évaluer en conscience quelle est la part de responsabilité personnelle quand des circonstances exceptionnelles pèsent sur les comportements.

L’avis d’une lectrice :
Très int éressant pour ceux qui comme moi, par exemple, ne sont pas très au fait de la Guerre de Sécession (entre 1861 et 1865 !) car, au delà du romanesque, l’auteur s’appuie ici sur une documentation historique fiable.
Intéressant aussi le contre point apporté par l’éclairage donné par l’épouse dans la deuxième partie du livre quand, fâchée et blessée de comprendre que son mari lui a dissimulé de grands morceaux de vérité, elle est amenée à se conduire face à ses filles de la même façon.
J’ai souvent pensé à « Autant en emporte le vent » … - du côté sudiste - et à la bande dessinée « Les tuniques bleues », bande dessinée profondément antimilitariste qu’il faut donner à lire aux enfants le plus tôt possible.

 


 
L'enfant sauvage
T. C. BOYLE

Il était un enfant sauvage capturé fin du 18ème dans une forêt du Languedoc.
Exhibé, étudié, il finit par être abandonné à sa sauvagerie incurable dans un orphelinat de Paris. Là, un médecin ambitieux s’est mis en tête de démontrer à la face du monde que le Sauvage n’est pas un animal mais un homme en devenir. Rebaptisé Victor, l’enfant saura-t-il être à la hauteur des espérances de son tuteur ?
Basé sur des faits réels, l’auteur s’est inspiré du rapport rédigé par l’authentique tuteur de Victor. Boyle ne fut pas le seul à s’intéresser à l’affaire vu qu’en 1970, François Truffaut a tourné « L’enfant sauvage ».


 
Charly 9
Jean TEULE

Il y en a qui, produisant un gros effort, suent sang et eau, lui ne suait que du sang. A la fin de sa vie, courte mais bien fournie en cadavres, par tous ses pores suintait ce liquide rouge, celui sans doute de tous ces protestants massacrés le jour de la Saint – Barthélemy. Lui, c’est Charles IX – ou Charly 9, dans la graphie modernisée de Jean Teulé. Jusqu’à la décision fatale, il n’était pas vraiment méchant, seulement un peu faible devant une mère autoritaire et très déterminée. Après, il perd carrément les pédales et se met à occire tout ce qui bouge. Il meurt jeune, vingt trois ans, il était temps car son frère guignait le trône et comme lui était le fils préféré de maman (Kate de Medicis)  … Charly 9 ou Charles IX ne fut pas tellement regretté !

L’avis de Françoise :
Ah Teulé quand tu nous tiens !... avec une vérité historique sans détours. Récit d’une folie ou d’une détresse, à vous de décider.

L’avis de Solange :
Jean Teulé ranime l’histoire de France. Cela n’est pas gênant, au contraire.
Par contre, comme dans d’autres de ses ouvrages, il se plaît ici au récit des violences les plus outrancières. Trop de sang et d’égorgements, on finit dans l’écoeurement de l’excès.
Il y en a qui trouve sa truculence jubilatoire. Moi, elle me lasse.


 
América : la treizième colonie
Romain SARDOU

« A travers ce nouveau roman, Romain Sardou nous décrit la naissance de l'état de Géorgie, 13eme colonie des Etats-Unis d'Amérique. Le tout est relaté au travers de l'histoire de 2 familles que tout oppose - milieu social, religion entre autres. Les personnages sont vraiment intéressants et l'aventure est au rendez-vous. » Critique tirée du site amazon.fr
Une fois encore la très belle plume de Sardou fait merveille. Une saga historique qui ravira les amateurs du genre.