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PRIX LITTERAIRES 2009

 
Le club des incorrigibles optimistes
(Prix Goncourt des Lycéens 2009)
Jean-Michel GUENASSIA

1980. À l’enterrement de Sartre, Michel Marini croise Pavel et les souvenirs remontent. 1959. Le Balto. Dans l’arrière salle de ce bistrot parisien se réunissaient des joueurs d’échecs, Igor, Léonid, Imré et d’autres encore, tous réfugiés politiques, la plupart fuyant les pays de l’est, ayant abandonné femme et enfants. Michel, alors un très jeune adolescent, grand avaleur de livres, imbattable au baby foot et passionné de rock ‘n roll, s’était introduit dans ce cercle devenu pour lui une famille plus chaleureuse que la sienne. Là, souvent le ton montait entre ceux hostiles au régime soviétique et ceux qui gardaient espoir dans le communisme. La querelle s’apaisait vite, l’exil les soudait. Tous avaient leur histoire, toujours tragique, mais l’essentiel est qu’ils étaient en vie en vie.


 
Seul le silence
(Prix 2009 du roman noir Bibliobs)
R. J. ELLORY

Le début du roman nous montre un narrateur meurtri qui nous raconte par le détail comment il est arrivé là.
Trente ans plus tôt, alors qu’il est âgé d’une dizaine d’années, Joseph Waughan découvre le corps sans vie d’une fillette. Ce ne sera ni le premier ni le dernier corps d’enfant retrouvé dans la petite ville d’Augusta Fall. Cet événement dramatique va non seulement conditionner l’avenir, la psychologie et la vie de Joseph mais également avoir des répercussions sur la communauté qui se recroqueville de peur et tente de trouver un bouc émissaire.
Le temps a passé, Joseph a grandi et changé de vie. Le voilà écrivain à New York. Mais de nouveau les meurtres d’enfants se multiplient. Pour échapper à ses démons, Joseph n’aura d’autres solutions que de reprendre l’enquête afin de démasquer le coupable…
Un thriller parfaitement construit qui ne cesse de rebondir jusqu’à l’ultime page.
Force, richesse et complexité sont les ingrédients de ce grand roman.


 
Trois femmes puissantes
(Prix Goncourt 2009)
Marie NDIAYE

- Quittant sa famille, Norah quitte la France et se rend en Afrique à l’appel de son père, un être insupportable qui l’a toujours rejetée. L’homme a bien changé et, désormais, il lui inspire plus de pitié que de crainte.
- Fanta a quitté l’Afrique pour suivre son mari, un blanc qui a perdu son emploi de professeur. Ils vivent plus que chichement dans une sinistre petite ville provinciale.
- Khady Demba n’a pas donné d’enfant à son mari. Une fois veuve, après avoir séjourné un moment dans la famille de celui-ci, elle est éjectée et, dans le plus grand silence, elle fait face à toutes les douleurs qu’elle rencontre.

L’avis de Monique :
Entre le titre du roman et son contenu peut se creuser un abîme de perplexité. L’émotivité de Norah la conduit, face à son père, à mouiller largement sa culotte. La résistance de Fanta consiste à ne pas s’occuper de la maison conjugale. Quant à Khady, elle subit les pires outrages avant d’échouer dans son désir d’émigration.
Alors, il reste que trois histoires ne construisent pas un roman quand le seul lien entre elles est qu’elles sont reliées à l’Afrique.
A lire pour donner un avis sur ce qui a tout de même gagné un prix très consensuel ou pour ... se la jouer branchée


 
Chamelle
(Prix des cinq continents de la Francophonie)
Prix Amerigo Vespucci
Prix Culture et Bibliothèques pour tous)

Marc DURIN-VALOIS

Il fait sec, il fait soif. Le bétail meurt. Quelle décision faut-il prendre ? Dans quelle direction partir ? Rahne, l’instituteur d'un  village africain, décide de se diriger avec les siens vers l’est, contrairement à l’ensemble des autres habitants. Et pour lui,  sa femme, ses trois fils et sa fille, commence la longue et pénible route vers un puits espéré et toujours absent. La chaleur brûle les corps amaigris, les bêtes assoiffées périssent, Chamelle donne un lait de plus en plus rare. La violence surgit de partout : des soldats - car c’est la guerre, des pillards - tant d’autres sont encore plus misérables. Il faut continuer : « Un pied devant l’autre, le tambour dans la poitrine roulant sans faiblir. »
Un chemin interminable, tracé dans le sable et la douleur, pour simplement survivre …
Avis d'une lectrice :
Un roman bouleversant qui ne vous laissera pas indemne.
Un livre livre à offir et à s'offrir.


 
Où on va Papa
(Prix Fémina 2008)
Jean-Louis FOURNIER

Le narrateur a deux fils « pas comme les autres ». Mathieu et Thomas ont « de la paille dans la tête ». Les enfants on les souhaiterait volontiers différents des autres, en mieux. Ceux-ci le sont, en pire. Mathieu et Thomas ont trop de paille dans la tête pour laisser place à autre chose, tout ce que leur père aurait voulu leur apprendre, leur donner : les livres, la musique, les paysages... "Où on va papa ? " " « On va à vau-l’eau. On va droit dans le mur. "
Pour évoquer ses fils, l’auteur a choisi l’humour très noir, la couleur d’un chagrin très profond.


   
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