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ROMANS 2009
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L'incident |
Christian GAILLY |

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En sortant d’un magasin de la place Vendôme, Marguerite Muir se fait voler son sac à main. Georges Palet, 58 ans, retrouvera les papiers de la dentiste sur un parking d’hypermarché du Val de Marne.
Marguerite n'arrive pas à se détacher de l'apparition de Georges dans sa vie, lui même obsédé par l'éphémère image qu'il connaît d'elle, une photo d'identité ratée sur un permis de conduire.
Christian Gailly nous conte la collision entre 2 personnes qui, sans cet incident, ne se seraient jamais rencontrées. Un roman d’amour en forme de valse-hésitation. Une écriture syncopée et unique qui donne un rythme particulier à cette parade amoureuse.
Ce roman a été adapté au cinéma par Alain Resnais sous le titre « Les Herbes folles ». La sortie est attendue pour cette fin d’année. |
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La dure loi du karma |
Yan MO |

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On va faire simple et ne raconter que le début :
Après son exécution, Ximen Nao, un « authentique notable » clame son innocence. Le dieu des enfers, exaspéré, le renvoie sur terre. D’accord, c’est sous la forme d’un âne, mais quoi, Ximen Nao préférera-t-il être bœuf, porc, cochon ou singe, comme il le sera successivement ? Ces tribulations loufoques accompagnent en fait 50 ans de l’histoire des paysans du canton de Dongbei, de la révolution maoïste à notre époque. Au boulot, il y a 760 pages. |
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L'homme qui voulait être heureux |
Laurent GOUNELLE |

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A quelques jours de son retour de vacances, le narrateur décide de consulter un guérisseur réputé. Quelle mouche l’a donc piqué ? Il est en bonne santé.
Alors ? Goût du défi ? Intuition ? Allez savoir…
Mais vous vous en doutez, il a bien fait car le guérisseur est polyvalent. Il est également sage de métier. Un grand avec une grande majuscule, un authentique, un vieux, un honorable, un vénérable, un qui fait le lotus les doigts dans le nez (enfin, façon de parler). Et ce GuériSage plein de bonté et de sagesse, qu’est-ce qu’il lui dit à p’tit bonhomme ? Il lui dit : « Mon gars, t’es pas heureux ! » (enfin, façon d’écrire) Alors, p’tit bonhomme le croit et commence une très thérapide (faut dire qu'il reste 3 jours à p'tit bonhomme avant de reprendre l’avion). Mais c’est un teintélligent p’tit bonhomme à résistance nulle. Brèfle, un premier de classe inaccessible (sûrement bigleux et boutonneux. Là, j'invente).
Voilà, je craque, tant pis pour vous, vous saurez la fin : p'tit bonhomme sera heureux. Bien fait pour lui !
Si vous ne l’aviez pas déjà senti, je vous le dis franchement : ce roman bourré de clichés, ce recueil simpliste de recettes m’a un brin énervée. Mais pour être honnête, je suis persuadée que ce livre (pas aussi nul que dit plus haut) sera une révélation pour beaucoup. D’ailleurs, je veux bien être heureuse si je mens. Et je veux bien aussi la critique positive d’un lecteur qui contrebalancerait (la critique, pas le lecteur) ce commentaire un bouquet trop méchant et injuste. |
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La vague |
Todd STRASSER |

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Ben Ross est un jeune professeur d’histoire aux méthodes pédagogiques innovantes. Alors qu’il étudie la Seconde Guerre Mondiale, une de ses élèves lui pose une question à laquelle il ne sait répondre : comment le peuple allemand a-t-il pu basculer dans le nazisme alors que cette doctrine était l’idéologie d’une minorité ? Les livres, non plus, n’apportent aucun éclaircissement.
Ben décide alors de tenter une expérience avec sa classe… Mais bientôt, il est dépassé par les événements et n’a plus la maîtrise de ce qui, au départ, ressemblait à un jeu.
Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis à la fin des années 60. Ce best-seller vendu à plus de 1,5 million d’exemplaires en Europe fait désormais partie des manuels d’histoire allemands. |
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La terre des mensonges |
Anne Birkefeldt RAGDE |

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Ils sont trois, Un croque-mort consciencieux, un décorateur de vitrines de luxe et un éleveur de porcs. Trois frères. La mort de leur mère les amène à se retrouver ensemble dans la ferme de leur enfance – elle est plutôt déglinguée – la ferme - et leur enfance aussi d’ailleurs.
Il y a aussi une jeune femme (la fille de l’un d’eux) et l’amant d’un autre. Sans compter, en kilos, les truies en gésine.
Petit à petit, fragment par fragment, le lecteur découvre les secrets de cette drôle de famille. Le dernier ne sera révélé qu’à l’extrême fin du roman, à l’issue et d’un grand nettoyage et d’un réveillon de Noël peu ordinaire. |
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La double vie d'Anna Song |
Minh TRAN HUY |

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Anna Song est « la plus grande pianiste vivante dont personne n’a jamais entendu parler ». Et pour remédier à cet injuste état de faits, son mari et producteur va orchestrer une campagne de presse en envoyant aux médias des CD interprétés par son épouse. Le mythe est créé et l’engouement fervent. Mais voilà qu’un bruit circule : les enregistrements retouchés et trafiqués auraient été empruntés à d’autres pianistes…
Ce roman a pour point de départ l’étrange et véridique affaire de Joyce Hatto (1928-2006). Cette pianiste sans succès ni relief, malade et recluse, se mit à éditer de nombreux disques qui enthousiasmèrent la critique jusqu’à ce que la supercherie soit découverte. |
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Lait noir |
Elif SHAFAK |

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Roman autant qu’essai, biographie, autant que journal de grossesse, « Lait noir » relate avec brio, sincérité et humour, l’épisode dépressif vécu par l’auteur après la naissance de sa fille.
En effet, l’écrivain(e) se demande comment concilier « la blancheur du lait avec la noirceur de l’encre ».
Pour dissiper ses doutes, six minuscules bonnes femmes – matérialisation des voies intérieures d’Elif Shafak – souvent têtues, véhémentes et tyranniques, exposent avec détermination leur point de vue. Bien sûr, Miss Cynique Intello ne partage pas les opinions de Maman Gâteau. Même divergences entre les positions de Miss Intelligence Pratique et celles de Dame Derviche.
Bref, vous l’aurez compris : ça caquette ferme dans « le moi-même » d’Elif.
Et cette dernière dans tout ça ?
Elle essaie tant bien que mal de gérer ses contradictions et suit les traces de grandes figures littéraires comme Simone de Beauvoir, Virginia Woolf ou Zelda Fitzgerald.
Un roman fort, juste, sensible et très très drôle.
L'avis de Jane :
C'est à partir de ce roman que l'on se rend compte qu'on n'y connaît rien à la littérature féminine - féministe ? - turque. Une occasion d'approfondir le sujet en laissant à Elif Shafak le temps de sortir de son blues post-partum et de se débrouiller avec les parcelles concurrentes de sa personnalité. |
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L'homme qui valait 35 milliards |
Nicolas ANCION |

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Lakshmi Mittal
Enlevé et Séquestré
« A la sortie des bâtiments de la Commission européenne à Bruxelles, l’homme d'affaires indien spécialisé dans l'industrie sidérurgique et président d'Arcelor Mittal, Lakshmi Mittal s’est fait emmener dans une voiture par de prétendus journalistes et, depuis, il est à la merci de ses ravisseurs.
Qui sont des individus ? Des allumés ? Des écœurés de la mondialisation ? Des desesperados ? En tout cas, on sait qu’ils attendent de lui qu’il devienne le sommet de l’art contemporain et qu’il admette que pour réaliser ses plantureux dividendes - 637,4 millions d'euros de dividendes d'actions pour 2008 d'après les chiffres rendus publics par le groupe - il détruit la vie de milliers de travailleurs »
Oui, il s’agit d’une fiction. M’enfin, elle est solidement ancrée dans notre réalité proche Des usines de Cockerill aux bords de Meuse, en passant par les pizzeria de Sclessin, en reprenant des informations exactes, ces sympathiques héros nous rappellent les données économiques et sociales de notre région. Un peu comme les Frères Dardenne mais en moins glauque !
L’info people :
Le mariage de sa fille en 2004 à Vaux-le-Vicomte et au Château de Versailles a été l'un des plus coûteux de tous les temps (55 millions d'euros). |
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Le jeu de l'ange |
Carlos Ruiz Zafon |

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Pour une fois, voici le résumé qu’en fait un professionnel :
« Dans «le Jeu de l'ange», le héros, David Martin, jeune écrivain fauché et dépressif dans le Barcelone des années 1920, est contacté par un mystérieux éditeur parisien, Andréas Corelli. L'homme, froid comme l'Arctique, lui commande un livre impossible, le roman des romans, l'oeuvre définitive qui résumerait l'histoire de l'humanité et de ses croyances. La contrepartie ? 150 000 pesetas et une vague promesse d'immortalité. Le jeune David, de maison hantée en château de la Belle au Bois dormant, va jouer une étrange partie de colin-maillard avec ce Méphistophélès des belles-lettres. » SERGE RAFFY
L'avis de Pénélope :
« L’ombre du vent » du même auteur est un roman passionnant qui a connu un énorme succès, il s'est vendu à 10 ou 11 millions d'exemplaires dans 55 pays et j’ai vraiment aimé. Pour celui-ci, l’enthousiasme de l’ensemble des lecteurs semble rester égal, je ne le partage pas. Je trouve cette histoire interminable - je ne l’ai d’ailleurs pas lu en entier, après avoir courageusement parcouru plus d’un tiers, j’ai feuilleté le reste. Le personnage principal est agaçant, son histoire d’amour inutilement tordue. Je ne suis pas allergique à la reprise des grands mythes mais il y faut de la force et de la profondeur et non un saupoudrage de paillettes sur un fond gothique en carton pâte.
Quelqu'un aurait-il un autre avis ?
L'avis de Bénédicte :
C'est un livre magnifique. De la haute voltige. Normal, on y parle d'ange...
Il faut, comme le héros, être solide ou vraiment fou pour sortir de l'histoire sans y laisser des plumes ! Encore des ailes...
Ame sensible s'abstenir ou pas... C'est mortel ! |
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Givrée |
Alain MONNIER |

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Malheur à Marie Boyer le jour où elle a décidé d’acheter un nouveau frigo !
Pourtant, tout avait bien commencé : modèle de qualité, prix abordable et livraison effectuée en temps et heure. Seulement voilà, l’engin s’avère défectueux. Commence alors pour la jeune femme, une histoire hallucinante où elle va, au fil des pages, aligner non pas 1, 2, 3 mais 6 frigos et plus dans son minuscule appartement.
A vous de découvrir le comment du pourquoi…
Une satire des dysfonctionnements de la société de consommation et de sa perfection informatique qui, c’est sûr, en fera rire plus d’un. |
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Les constellations du hasard |
Valérie BORONAD |

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Luc a vingt ans et deux objectifs : devenir écrivain et rencontrer Paul Auster – à chacun sa quête. Il quitte donc la France pour New York. Là, il perd son argent, ses papiers et son manuscrit. Il est tiré d’affaire par un vieil andalou qui, en échange, lui demande de transcrire sa propre poésie. Cet écrivain, talentueux et méconnu, lui donne cet étrange conseil : « Si tu veux écrire, fais ce que je te dis. Laisse les mots entrer en toi et apprends à nager. Après, tu pourras te mettre à travailler. » Un conseil que le jeune homme va suivre et qui le mènera plus loin encore que ce qu’il espérait, car s’il y a Paul Auster, il y a aussi Miranda, la petite fille du vieux poète … |
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Le mec de la tombe d'à côté |
Katarina MAZETTI |

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Deux mondes se télescopent à la faveur d’un sourire de « vacances d’été ». Hélas, le psychiatre Lacan ne peut pénétrer dans une étable et vingt quatre vaches ne peuvent se ranger sur des étagères. Si Désirée et Benny s’emboîtent charnellement, ils se dissocient intellectuellement, elle voudrait qu’il apprécie l’opéra, lui, qu’elle l’aide aux travaux agricoles dans lesquels il s’épuise. Leurs différences sont sujet à rires puis à désaccords. Pourtant, seulement quarante kilomètres séparent ces deux victimes d’un choc culturel post amoureux et qu’ils soient suédois ne change rien au problème de fond.
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Le dieu des animaux |
Aryn KYLE |

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Le père d’Alice élève des chevaux dans un ranch au cœur du Colorado, chevaux destinés à des shows. Hélas, la fille aînée, une vraie star, est partie au bras d’un cow-boy aussitôt rencontré et, depuis, les affaires vont mal. Il faut dire que ce père est plus dépensier que brillant gestionnaire. Quant à la mère, elle s’étiole dans sa chambre depuis des années. La jeune fille avance donc dans une adolescence solitaire aux contours difficiles, imaginant des liens privilégiés avec une compagne de classe qu’elle a à peine fréquentée et que l’on a retrouvée, noyée, dans le canal proche. Dans le monde d’Alice rien de merveilleux, le soleil de l’été cuit hommes et animaux et le rapport entre ces derniers s’avère souvent brutal. Un univers rude et cruel dans lequel évolue un personnage très attachant. A lire absolument
L'avis d'une lectrice :
De prime abord, un roman éloigné de nous: le Colorado, le monde des chevaux... Mais le personnage d'Alice est universel. Cette histoire sombre et magnifique nous montre toutes les difficultés qu'éprouvent certains jeunes à trouver une place dans le monde des adultes.
Au total, un roman violent, captivant et suffocant d'une beauté poignante |
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Les dix femmes de l'industriel Rauno Ramekorpi |
Arto PAASILINNA |

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On aime ou non l’humour finnois - en tout celui de cet auteur. Pour le savoir lisez donc Paasilinna et découvrez ce roman qui raconte avec verve et truculence l’histoire d’un riche industriel couvert de fleurs à l’occasion de son soixantième anniversaire. Comme sa femme est allergique au pollen, il décide de se débarrasser de ces bouquets et, plutôt que de les amener à la décharge, conduit par un chauffeur de taxi efficace, il entreprend de passer les offrir à diverses maîtresses, passées, présentes ou futures. Il débarque avec champagne, caviar et foie gras pour toujours conclure par une vigoureuse partie de jambes en l’air. Ces femmes ont toutes un grain de taille variable et si elles le reçoivent fort bien ce jour là, il n’en n’est pas de même quand il se représente en fin d’année déguisé en Père Noël … |
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Les grandes espérances
du jeune Bedlam |
George HAGEN |

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Commencée comme un roman de Dickens, l’histoire de Tom se poursuit par une série d’événements qui vont sortir le jeune garçon de la misère tout en ne le rendant pas toujours fier de lui. Au départ, il vit pauvrement avec sa mère. Son père, comédien raté, ne réapparaît que pour leur voler leurs économies. Néanmoins, grâce à des interventions extérieures, il pourra entreprendre des études. Nous le suivrons du sinistre pensionnat de Flammer Hall où il pense trouver son demi frère jusqu’en Afrique du sud où il fondera une famille, en passant par l’école de médecine d’Edimbourg où il hésite entre deux cœurs. Impossible de ramener ce ouvrage à un résumé de quelques lignes : trop d’événements bouleversants, trop de personnages complexes et attachants. « Des hôpitaux de campagne de la guerre des Boers aux tranchées de la Première Guerre mondiale, de secrets de famille en révélations, de vengeances en réconciliations, l'aventure familiale continue, au fil d'existences ballottées par la marche irréversible du siècle... » Deux mots encore : A LIRE |
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Le monde selon Fawad |
Andréa BUSFIELD |

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Kaboul. Fawad et sa mère vivent misérablement chez une parente qui les a recueillis de très mauvais gré. Pourtant, l’enfant est heureux, il a ses amis et il jouit de la grande liberté de la rue. Assez vite, de gentils Européens engagent sa mère comme cuisinière. Si leur existence gagne en confort, Fawad, en bon musulman, s’étonne néanmoins de certains comportements occidentaux. Un choc des cultures dans les tons doux.
Il s’agit d’un roman plutôt sentimental : pas sûr qu’il témoigne de toute la réalité du vécu afghan mais il est agréable à lire et comme il finit bien, pourquoi s’en détourner ? |
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Ma bonne |
Maggie GEE |

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Mary Tendo, ougandaise, a été femme de ménage chez Vanessa Henman, une londonienne trop occupée par sa carrière pour s’occuper de son fils Justin.
Les années ont passé, Mary est rentrée au pays et mène une existence confortable. Quand Vanessa l’appelle à l’aide pour sortir Justin d’une dépression profonde, elle accepte. Elle aimait l’enfant et c’est aussi l’occasion de gagner pas mal d’argent. Seulement, les rapports de force ont changé, Mary est là pour Justin et pas pour faire la bonne. A la rigueur, elle cuisine … des mets africains. Vanessa doit beaucoup en rabattre surtout quand elle apprend que le talent d’écriture de cette ougandaise est supérieur au sien … |
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Mal de pierres |
Milena AGUS |

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Présentation de l'éditeur
Au centre, l'héroïne : une jeune Sarde étrange " aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ". Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une extraordinaire finesse : le mari, épousé sans amour, sensuel, taciturne, à jamais méconnu ; le Rescapé, brève rencontre sur le continent, qui lui laisse une empreinte indélébile ; le fils, inespéré, et futur pianiste ; enfin, la petite-fille, la narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il ?
Avis d’une lectrice :
J'aime bien quand on me raconte des histoires, surtout de cette façon-là. Parce que c'est une petite fille devenue grande qui nous fait un récit sans pudeur mais empreint de douceur et d'élégance. Il ne manque qu'une lettre à son nom de famille et on se dit que c'est un ange qui nous a écrit "ce mal de pierres" dont souffrait sa grand-mère. |
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La chaussure sur le toit |
Vincent DELECROIX |

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Une chaussure sur un toit : intrigante pour certains, énervante pour d’autres. Inspirante, désespérante, délirante… décidément, cette chaussure orpheline inspire…Et chacun des locataires ayant vue sur le toit d’en face, là précisément où réside la godasse, se mêle de donner sa version de l’histoire de la godasse sur le toit
Avis d’une lectrice :
Pas de temps mort dans ce roman qui se lit dun trait. Des personnages variés tous aussi intéressants les uns que les autres. De lhumour, des drames, petits ou grands, des doutes, plus ou moins existentiels. Une écriture agréable et des pages qui filent à toute allure. Et surtout une chaussure que lon finit par saluer comme une vieille amie à chacune de ses apparitions au fil des chapitres. Bref, ce roman foisonnant de personnages aux parcours entremêlés est un pur régal ! |
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Les colères du ciel et de la terre |
Gilbert BORDES |

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Présentation de l'éditeur
Personne mieux qu'Armand Montrémy ne connaît le tribut que fait payer la nature à ceux qui osent la défier... Lui, le chef d'entreprise savoyard, l'alpiniste renommé, a vu la montagne qu'il croyait dominer lui enlever sa femme et son meilleur ami. Elle a aussi brisé les jambes de son fils. Aujourd'hui, c'est un nouveau malheur venu de la terre qui s'abat sur lui et sur toute la commune de Chastelnaud : un séisme ravage le village, polluant la source d'eau minérale qui faisait la fortune des Montrémy. Dans la région sinistrée, chacun espère alors prendre sa revanche sur la vie et sur celui qui en incarne toute la dureté : à terre, ruiné, Armand va découvrir combien, dans l'épreuve, les hommes révèlent leur vraie nature...
Avis d'une lectrice :
Les propos tenus au sujet de la sauvegarde de la nature et de l'avenir de notre planète dominent le récit. Ils sont du type "préchi-précha" et prennent même des airs de fin du monde. Ce roman peut se lire facilement. Même en passant une page sur deux, on se raccroche à une intrigue sans surprise, scénario-type du feuilleton de l'été. Pas sûre qu'on ait envie d'entamer le 2ème volume quand on a lu le 1er |
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Chagrin d'école |
Daniel PENNAC |

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Dur, dur, d’être un cancre et le narrateur le souffrit longtemps. Néanmoins, devenu écrivain, Pennac nous raconte son parcours avec légèreté et humour : il eut la chance de rencontrer des professeurs qui l’ont, parfois sans le savoir, permis de « devenir ».
A lire si vous êtes un cancre pour vous remonter le moral.
A lire si vous êtes parents d’un cancre pour vous aider à ne pas désespérer.
A lire si vous êtes professeur pour garder le goût du métier.
A lire si vous n’appartenez à aucune catégorie pour connaître les difficultés des autres sans les avoir rencontrées.
« Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe "aimer"… le verbe "rêver"… » |
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Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates |
Mary Ann SHAFFER
Annie BARROWS
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Un livre ayant appartenu à Juliet Ashton (jeune écrivain londonien) atterrit par le plus grand des hasards (ou plus exactement amerrit) entre les mains d’un îlien de Guernesey.
Voilà le point de départ d’une correspondance.
Au fil des échanges, Adam Dawsey en vient à révéler l’histoire de la petite communauté de l’île sous l’occupation. Nous sommes en janvier 1946.
La curiosité de Juliet est piquée, elle, qui, justement cherchait un sujet pour son prochain roman.
Un œuvre épistolaire qui réussit le tour de force de traiter de l’après-guerre avec fraîcheur, légèreté et humour sans tomber dans la superficialité. Les personnages souvent hauts en couleur, sont attachants. Vous allez ADORER ! |
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La solitude des nombres premiers |
Paolo GIORDANO |

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Mattia est un surdoué à pulsions scarificatrices – il s’est mal remis d’avoir abandonné dans un parc, sa sœur jumelle, handicapée mentale. Alice, elle, boite à la suite d’un accident de ski et martyrise son corps par l’anorexie. Ces deux adolescents, puis adultes sont attirés l’un vers l’autre, ils ont toutefois le talent de rater systématiquement une relation amoureuse.
« Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes » Les héros de Giordano sont comme « des couples de nombres premiers voisins, ou plutôt presque voisins, car il y a toujours entre eux un nombre pair qui les empêche de se toucher vraiment. »
Chacun avance donc dans sa vie, comme il peut et plutôt mal. Mattia, génie des mathématiques la poursuit dans le nord de l’Europe, Alice … vous l’apprendrez en lisant le roman.
Et si vous ignorez ce qu’est la fonction zêta de Reimann, cliquez ici |
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Le sumo qui ne pouvait
pas grossir |
Eric-Emmanuel SCHMITT |

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Avec ce roman, E-E Schmitt poursuit son cycle de l’invisible consacré aux différentes spiritualités et religions.
Cette fois, l’auteur nous transporte au Japon à la découverte du bouddhisme zen à travers le parcours chaotique d’un ado de 15 ans.
Un conseil, un seul : n’achetez pas ce livre ! Et si vous tenez absolument à le lire, venez l’emprunter à la bibliothèque.
Où il y a de la zen, y a pas de plaisir. Et Schmitt n’a pas boudé le sien en écrivant une histoire aussi ridicule et mielleuse. Heureusement, il a eu la délicatesse de le faire en moins de 100 pages.
Un livre de grands caractères ! Merci Monsieur Schmitt ! |
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Chocolat amer |
Laura ESQUIVEL |

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Tita est la benjamine d’une famille matriarcale mexicaine. Celle-ci est amoureuse de Pedro mais la mère de la jeune fille rompt les fiançailles sous prétexte d'une tradition familiale qui veut que la cadette se sacrifie pour veiller sur sa mère jusqu'à sa mort. En désespoir de cause, Pedro accepte d’épouser une des sœurs de Tita afin d’être au plus près de son unique amour. Mais Mama Elena n'est pas dupe de cette passion entre les deux amants maudits et fait tout pour les éloigner. C’est ainsi que Tita est reléguée en cuisine. Ses connaissances alimentaires vont lui permettre de communiquer ses émotions à son amant de cœur. Aussi n'est-il pas surprenant de voir Pedro succomber à ses plats et être ensorcelé par cette magie culinaire.
Chocolat amer est un fort beau roman empreint de réalisme magique. Chatoyant, baroque et exubérant, ce roman latino se laisse déguster autant par les papilles que par l’esprit.
A lire absolument |
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Orgueil et préjugés |
Jane AUSTEN |

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Elles sont cinq, elles attendent sinon le Prince Charmant, au moins un époux dans un délai rapproché. Elles sont bourrées de qualités seulement fort peu argentées et, dans ce début de XIX ième siècle anglais, la dot est un argument de poids dans une demande en mariage. L’aînée est amoureuse d’un séduisant et riche voisin. Cela semble réciproque jusqu’au moment où le charmant jeune homme s’en va passer l’hiver à Londres et s’enfonce dans son brouillard. La seconde est agacée par les manières hautaines d’un homme encore plus riche et lui préfère les attraits plus chaleureux d’un militaire – est-il aussi sincère qu’il le paraît ? Quant aux autres sœurs elles sont prêtes à commettre des bêtises – et on en commet vite dans ces temps austen. N’oublions pas le père, respectable et distant et la mère, tourbillonnante, dont l’attitude envahissante pourrait éloigner les prétendants au lieu de les ferrer.
Un roman qui nous plonge dans une époque en costumes, saturée de convenances où est posée, dans toute sa complexité, la question : l’amour peut-il triompher de l’Orgueil et des Préjugés ? |
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Le ballet de la victoire |
Antonio SKARMETA |

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Chili. Deux hommes sont libérés à la faveur d’une grâce présidentielle. Angelo, jeune, beau, vif, romantique. Vergara Grey, un maître es cambriolage, estimé par ses pairs et même par le directeur de la prison. Angelo propose à l’aîné le casse du siècle conçu par un autre spécialiste : s’emparer du magot d’un individu qui s’est enrichi sous Pinochet. Rien de moralement répréhensible donc. Pourtant Vergara refuse, sa seule ambition est de reconquérir sa femme et la perspective d’un nouvel emprisonnement n’est pas un argument. Angelo insiste d’autant plus qu’il a besoin d’argent pour aider une jeune danseuse à réaliser son rêve. Tout le monde craque devant le charmant jeune homme, sauf un troisième détenu libéré provisoirement pour accomplir une mission : le tuer. |
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Le théâtre des rêves |
Bernard FOGLINO |

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Le narrateur, Baptiste Flammini, exerce un bien curieux métier. Il est « chercheur » en perles rares pour collectionneurs. Son champ d'activité n'a pas de limites, pourvu que la rémunération soit alléchante. Au besoin, il fait des faux. Le client n'y voit que du feu, enfin... la plupart du temps. Une de ces recherches, (trouver un poil pubien d'Elvis Presley - oui vous avez bien lu), va être le déclencheur d'une cascade d'aventures rocambolesques qui vont le mener dans le milieu du foot des années 70.
Un premier roman, qui tient du polar et de l'enquête intime, surprend par son étonnante inventivité verbale, rehaussée d'un trait d'amertume. |
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Au pays |
Tahar BEN JELLOUN |

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Il y en a qui fantasment sur leur retraite : enfin le temps libre des plaisirs attendus.
Mohamed, lui, la redoute. Sa vie est de la couleur de son tablier de travail, grise, et pourtant, il en aime la tranquille monotonie, la routine qui empêche de se pencher sur le vide ou de se laisser écraser par la montagne des interrogations. « Lentraite » sera l’angoisse de son inutilité affirmée. Il devra aussi admettre que les traditions qu’il respecte n’ont pas de sens pour ses enfants qui ont adopté des comportements français, comme les enfants des autres immigrés d’ailleurs. Eux, ils ne voient dans le bled de ses racines qu’un lieu de vacances vite ennuyeux, ils ne connaissent même pas l’arabe. Et Mohamed pense à tous ceux qui, comme lui, ont quitté le pays et qui vivent, comme ils peuvent, la déchirure entre deux cultures … |
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Les invités |
Pierre ASSOULINE |

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A ce dîner, ils sont tous français, sauf un homme d’affaires canadien et la bonne, qui est arabe. Le canadien se trouve là en tant que client important qu’il faut influencer en l’incluant dans une petite société choisie. La bonne partage leur repas parce qu’ils se sont retrouvés à treize et que même s’ils ne sont pas superstitieux …
Ce petit monde qui se considère comme le grand cause de tout et de rien et se repaît de bons mots tirés du réservoir culturel à usage mondain. La bonne étonne et désarçonne, c’est que cette jeune femme - au nom imprononçable pour les invités au sang tricolore – poursuit des études universitaires et s’y connaît en bouchons de radiateurs de voitures de marque. Cette France dont ils revendiquent l’exclusivité va-t-elle trembler sur ses bases ? |
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Le vendeur de saris |
Rupa BAJWA |

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Vous n’avez pas idée du nombre de saris que peut contenir une boutique en Inde. Variété de couleurs, de texture, de motifs pour les bordures. Le point commun, c’est qu’ils sont achetés par des femmes aisées qui papotent entre elles plus encore qu’elles n’achètent. Ramchand regarde ainsi défiler un monde qui n’est pas le sien et qu’un jour il voudrait au moins approcher. Alors, il décide de se mettre à l’anglais. Tâche ardue quand on d’aide d’un manuel de correspondance ayant trait à une autre culture et d’un petit dictionnaire. Il avance pas à pas, avec l’obstination de qui veut devenir autre mais dans cette société hiérarchisée, est-ce en étudiant les mots dans l’ordre alphabétique qu’il peut y parvenir ? |
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Des vents contraires |
Olivier ADAM |
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Sarah a disparu depuis plus d’un an. Pas de message, pas de traces. Son mari, ses enfants ont perdu leurs repères et la souffrance risque de les anéantir. Alors, Paul revient à Saint-Malo, sa ville natale, en espérant avoir moins mal, que son fils s’ouvre à nouveau à la vie, que Manon cesse de peupler ses nuits de cauchemars. Les vents de fin d’automne les secouent et les raniment. Moments privilégiés qui alternent avec les descentes au noir désespoir. Comment se remettre du départ inexpliqué de celle qui était un phare pour tous les trois ? Journées fondues dans l’énergie des éléments, nuits sans sommeil. Paul avance, « immobile à grands pas. » |
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La banquise |
Jean-Pierre Chabrol |
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Très jeune, en peignant sa patronne - veuve et mère d’un fils qui la vénère – Clémence conçoit son idéal : disposer d’un fils et d’un fauteuil. Veuve, elle le sera. Un fils, elle aura, Henri, et elle ne vivra que pour lui. Devenue buraliste, elle impose sa superbe et froide détermination aux habitants du petit village des Cévennes où elle officie. Les événements bousculent pourtant la sérénité de ses projets pour l’avenir d’Henri. Il y a le Front Populaire, la Guerre d’Espagne, l’occupation pendant celle de 40/45. Toujours la Banquise fait face et toujours son amour maternel l’emporte sur toute autre considération. Un personnage puissant et une époque chahutée dans le décor rude de la Lozère souvent évoqué par l’auteur. |
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L'inaperçu |
Sylvie GERMAIN |
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En retrait d’un grand magasin, un Père Noël fatigué voit passer une femme qui tient contre elle un paquet très serré. Où court-elle ? Quel est son dessein ? Inquiet, l’homme abandonne son travail et se précipite derrière elle. La rattrape. Lui parle : il ne faut surtout pas qu’elle rie. Pourquoi cette requête étrange et obstinée ? Il faudra arriver loin dans le roman pour la comprendre. En attendant, Pierre – Ephrem, cet homme angoissé, chargé d’h(H)istoire va pénétrer dans la famille de cette inconnue, une famille faussement ordinaire, elle-même lourde de secrets. |
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Le rire de l'ogre |
Pierre PEJU |
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En 1963, Paul a seize ans, il séjourne quelques semaines en Bavière chez son correspondant. Les deux adolescents n’ont en commun que leur attirance pour la troublante Clara. Retour en arrière : 1941, en Ukraine, le père de la jeune fille, médecin dans la Wehrmacht, est bouleversé par le massacre d’enfants Juifs. Et voilà qu’ainsi s’explicite – un peu - la légende « Le rire de l’ogre » qui précédait le roman proprement dit. Les années passent, les événements s’enchaînent. Paul et Clara se retrouvent, se reperdent. Chacun mal dans sa vie et lui cherchant vainement un sens. Paul, devenu sculpteur affronte la pierre brute. Clara, au cœur des combats déchirant la planète, photographie la douleur. Parfois une plage de douceur, Paul aime Jeanne. Clara devient mère. Mais toujours, quelque part, l’ogre rit … |
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La ballade de l'impossible |
Haruki MURAKAMI |
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L’avion va atterrir. Une chanson est diffusée qui plonge Wanabe dans un passé qu’il va ramener peu à peu à la surface. Adolescent, peu liant, il n’avait en fait que deux relations Kizuki et Naoko, la fiancée de celui-ci. Sans que rien le laisse prévoir et sans rien qui l’explique, cet ami s’est suicidé. Wanabe a lors gagné Kyoto pour une université qu’il fréquente sans grand intérêt. Il rencontre par hasard Naoko et il l’accompagne le dimanche pour de très longues promenades jusqu’au jour où elle s’en va sans donner de raison le laissant perplexe et solitaire. Une lettre va enfin lui parvenir qui n’expliquera pour autant pas l’étrangeté de son comportement. Wanabe est peu à peu partagé entre un amour idéal et l’attirance sensuelle qu’il éprouve pour Midori, une jeune étudiante à la même faculté. |
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