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ROMANS HUMORISTIQUES 2008 |
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La lamentation du prépuce |
Shalom AUSLANDER |
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Shalom a subi dans son enfance de juif orthodoxe un "harcèlement théologique" qui l'imprègne encore à l'âge adulte malgré les 350 dollars qu'il verse à son psy par séance. Ce Dieu qu'il ne faut jamais contrarier sous peine de représailles extrêmes, il a beau le braver en mangeant des hot-dogs et en se remplissant les yeux d'images pornographiques, jamais il ne s'en débarrasse. L'angoisse de la punition est ancrée en lui. La religion qui lui colle au cerveau est tellement codifiée qu'elle le paralyse dans les actes les plus simples et les pensées les plus naturelles – quoique souhaiter avec ferveur le décès de son père n'est pas une idée respectueuse, même pour un non-juif. Ce fils que sa femme attend, ne risque-t-il pas mille morts parce que, lui Shalom, a regardé la télévision un jour de shabbat ? Et qu'en sera-t-il de son prépuce ? Le gardera ? Le gardera pas?
L'avis de Sarah :
Pour ces fondamentalistes, la nourriture, les vêtements, les activités, tout est si strictement prescrit qu'on y perdrait son latin si l'on ne parlait pas yiddish.( Ainsi Shalom échoue au concours de bénédictions en ne sachant pas catégoriser une glace en cornet, après avoir brillamment passé l'épreuve de la soupe d'orge perlé aux champignons.) Drôle. Vraiment très drôle et un beau pied de nez à tout excès de foi cachère ou non. |
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Vacance au pays perdu |
Philippe SEGUR |
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Epuisé, au bord de l’implosion et légèrement hypocondriaque, le narrateur est sur le point de péter un plomb. Pas facile de vivre ses convictions « alter-écologistes » avec des enfants qui jurent par Eastpack, Total look control, Pixar ou Dreamworks (en fonction de leur âge) et un métier de graphiste spécialisé en packaging alimentaire (l’auteur se voit comme « un agent du suicide collectif, un petit Goebbels vendant la mort en barre »)
Trop c’est trop ! Le publiciste égaré veut rompre avec le système. Et pour ce faire, il s’embarque avec son angoisse, ses gélules, ses convictions, ses idées toutes faites et son meilleur ami pour l’Albanie.
Un roman caricatural mais hautement drolatique où les chemins de traverses du pays perdu vont vite se révéler être des chemins de travers. |
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Sans nouvelles de Gurb |
Eduardo MENDOZA |
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Gurb et son ami sont des extraterrestres envoyés par leur « gouvernement » pour étudier notre planète. Afin de remplir au mieux leur mission, Gurb se matérialise sous la forme de Madonna et disparaît dans la nature barcelonaise en laissant son chef hiérarchique seul et fort désemparé. Ce dernier part alors à la recherche de son subordonné s’étonnant et consignant les mœurs étranges des terriens ainsi que ses nombreuses mésaventures.
Ce roman présenté comme un journal de voyage insolite, multiplie les scènes cocasses et met en lumière de façon ironique les contradictions de notre société.
Voici un roman rapide et facile, à l’humour décapant qui vous fera sourire voire vous écrouler de rire selon votre humeur et votre tempérament plus ou moins extraverti. |
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Kuru |
Thomas GUNZIG |
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Fred, Pierre, Katerine et les autres … Ils sont tous assez allumés et leur participation à une manifestation, contrée par des micro-ondes, ne va pas mettre en péril le sommet du G 8 à Berlin. Il faut dire que leur conscientisation politique est récente et approximative, que leurs préoccupations étaient jusque-là d’ordre sexuel et que le désordre ambiant ne les éclaire pas sur le rôle qu’ils ont à jouer. Les mouches se bousculent de plus belle dans la tête de Fred , militant frais moulu , la bouche de Pierre, celle du bas-ventre n’ose plus l’ouvrir et le camion de flics déplacé – en hauteur - par Katerine ne change pas l’issue des affrontements. Le Grand Complot ourdi par les Illuminati risque de ne pas encore être déjoué cette fois-ci. Un roman corrosif et loufoque destiné aux altermondialistes de l’humour.
L'avis d'une lectrice :
Un roman comique de chez Grave pour des héros déjantés dans une ambiance de fin du monde (le nôtre).
Altermondialistes et alterégotistes se partagent équitablement les coups de plume acérés de Gunzig sur l’échelle de Riche-Terre.
J’ai adoré.
Un roman jubilatoire qui déplaira au plus grand nombre. Et pour une fois, j’aimerais être contredite, qu’on se le dise ! |
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Chronique du règne de Nicolas Ier |
Patrick RAMBAUD |
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Nicolas Ier, un nouveau Monarque, élu par les Français le 6 mai 2007 – se pourrait-il que certains le regrettassent ? Voilà un pamphlet fort drôle et fort documenté qui commente, quasi au jour le jour, le parcours dispersé du Très Agité Souverain. Un portrait en pied, sur talonnettes. Nicolas le Brillant qui élève le niveau culturel de son peuple en lui donnant à connaître ses propres références, Johnny Halliday et Disneyland. Un Roi courageux et moderne qui sait riposter dans la langue colorée de l’époque quand il est interpellé par quelque racaille insolente. Un être désintéressé aux amis d’une grande rigueur morale comme Kadhafi, Johnny Walker Bush.
Bref, un texte à lire vite avant que l’Ombrageux Monarque n’expédie son auteur à la Bastille. |
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