|
Les archives de l'Église
de Saint-Georges parlent d'un prêtre qui occupait les fonctions
de curé dans cette paroisse en 1430 : d'autre part, ni la tradition
orale ni les archives ne parlent d'une église de cette paroisse,
qui se serait trouvée sur un emplacement autre que celui occupé
par l'église actuelle.
II est donc probable que cette dernière, aura été
bâtie sur l'emplacement d'une ancienne chapelle.
Cette chapelle remonterait au VIIIe siècle. On en attribue la construction
à Sainte-Ode, qui vécut et mourut à Amay. Précisons
toutefois que le doyen J. Auvray, n'en fait nullement mention.
Cette chapelle a d'ailleurs reçu elle-même bien des modifications,
dans le cours des siècles car, primitivement, elle ne comprenait
qu'une seule nef.
Actuellement, elle a d'assez bonnes proportions.
Son agrandissement et sa réparation datent du pastorat de feu le
révérend curé Coomans. Elle est de 120 pieds de long,
non compris la tour, sur 50 pieds de large.
La voûte peu élevée par rapport à l'édifice,
est à peu près plate. , légèrement recourbée
près des murs, elle repose sur deux rangées de colonnes
en pierres taillées en rond, au nombre de douze, qui séparent
la nef principale des deux nefs latérales.
Le portail est en pierre assez finement sculptée, il est surmonté
d'une niche, actuellement vide et de l'inscription suivante : < Deus
a quo, por quem ultinam inquo ipsi honor et gloria saecula saecularum,
Amen > .
Dans l'intérieur de l'église, on observe deux rangées
de bancs et quatre confessionnaux : le tout en chêne verni, une
chaire de vérité avec abat - voix et trois autels en bois
sculpté correspondant à chacune des nefs. Le maître
autel, dont la devanture est en marbre, est surmonté d'un tabernacle
tournant à deux compartiments au-dessus duquel se voit un tableau
de bonne exécution fait par maître Defrance, et représentant
Saint-Georges, patron de l'église.
Ce tableau se trouve actuellement dans le baptistère (1913)
Les deux autres autels ont la devanture en marbre également et
sont dédiés : celui de gauche, à la Sainte Vierge
dont la statue habillée orne l'autel et celui de droite, à
Sainte-Barbe.
Les stalles se trouvent maintenant près des murs, auparavant, elles
séparaient le maître autel des deux autres. Ces stalles sont
en chêne verni.
Le pavé est en pierre, celui du choeur, renouvelé entièrement
en 1874, est en marbre.
A cette époque, on a également renouvelé et poli
les pierres des trois nefs de l'église. Actuellement l'église
est entièrement peinte ainsi que la voûte.
En dessous du choeur se trouve une sorte de crypte ou de grand caveaux
peuvent contenir 40 à 50 cercueils et dont la porte se trouve près
du premier banc à droite, de la nef principale.
Le jubé, construit en bois, occupe toute la largeur de l'église.
On y remarque un orgue qui a été donné à l'église
par le comte d'Oultremont de Warfusée, le 2 juillet 1828.
La tour carrée plus ancienne que l'église mesure 18 pieds
de long sur 25 de large et environ 80 de hauteur. Ses murs sont très
épais, néanmoins les angles du midi et du couchant ont dû
être réparés en 1840 et probablement aussi en 1644
car, une pierre de l'angle du couchant porte : St-Georges 1644.
Le toit est divisé en quatre parties et surmonté d'une croix
et d'un coq.
Autrefois la flèche de la tour était très élevée.
comme elle menaçait ruine, les tenants de l'église s'adressèrent
aux décimateurs de l'ancienne collégiale de Saint-Paul à
Liège, pour la faire réparer. Ceux-ci s'y étant refusés,
un procès s'en suivit au cours duquel la flèche s'écroula,
après sept années de plaidoiries, il fut porté un
jugement qui donna gain de cause aux tenants de l'église. Néanmoins,
la tour ne fut pas rétablie dans son état primitif.
En 1775, les décimateurs firent adapter un toit de ferme carrée
sur les murs de la tour qui était restée debout.
Les cloches sont remarquables pour la campagne et sont au nombre de deux.
La plus grosse pèse 4000 livres environ et porte l'inscription
suivante : Campana decimalis Chaudoir et Lamyne fuit an 1751 . L'autre
pèse 3000 livres environ, on y lit cette inscription : In honorem
divae Virginis prius fusa posterius ad quadruplum adanete sum ex beneficenti
commum an 1751 Chaudoir et Lamyne fuit.
Une troisième cloche plus petite fut enlevée en 1793.
Ces cloches furent placées du temps du révérend curé
L. Pironet et l'on rapporte qu'il disait quand on les plaça : qu'a
on hierdi, y là in couinne. Traduisons : à un gardien de
cochon, il faut une trempe (sorte de corne ou de cor). Dans la tour se
trouve l'horloge qui vient d'être restaurée récemment
(février 2001) On voit dans le registre n°6 du revenu des marguilliers
qu'en 1717, les pauvres de Saint-Georges payaient une rente de trois muids
d'épaûtre pour remonter et entretenir l'horloge. La sacristie
plus récente que le reste de l'édifice est ornée
d'un plafond ouvragé et peint qui porte la date de 1740. Un escalier
conduit à un e petite place située au dessous de la sacristie
et qui sert à remiser différents objets d'un usage non journalier.
Notons que la tour a été restaurée récemment
et que les abords, d'un aspect propret, ont été repris dans
le programme de modernisation de la commune. Autour de l'église
existait un cimetière. Lorsqu'il fut désaffecté,
les ossements furent regroupés pêlemêle dans la crypte
de l'église (en 1906) Les Allemands réquisitionnèrent
et enlevèrent les cloches au cours de la guerre 1940-1945, mais
heureusement elles furent récupérées en temps utiles.
|

L'église de Saint-Georges
|